Archéologie et sentiments.

Réponses à deux questions concernant l’incendie survenu à Rennes en 1720

Chaque génération à son lot de malheurs et de joies. Les incendies sont sans contexte parmi les épreuves les plus violentes qu’une population puisse endurer et, par l’ampleur de leurs répercussions sur les villes, ils s’imposent comme des événements majeurs du fait urbain. L’ouvrage Rennes 1720. L’incendie paru aux Presses Universitaire de Rennes en novembre 2020 sous la direction de Gauthier Aubert et Georges Provost, restitue la mémoire d'un des plus fameux brasiers d’Europe qui, du 22 au 30 décembre 1720, a détruit près de 40% de Rennes.


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Comme mes confrères[1] qui ont participé aux recherches et à l’écriture de ce livre, j’ai durant l’année qui a suivi sa sortie, répondu à plusieurs questions sur le sujet. Les personnes curieuses d’en savoir plus m’ont pour la plupart demandé deux choses :

Y-a-t-il des traces archéologiques de l’événement ?

Et savons-nous vraiment comment les Rennais ont éprouvé cette catastrophe ?

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N.B. : CET ARTICLE A ÉTÉ ÉCRIT POUR ANNONCER LES RENCONTRES D’HISTOIRE des 19-21 novembre 2021 aux Champs-Libres 10 cours des Alliés 35000 Rennes SUR LE THÈME DES CATASTROPHES.

Il contient des documents des collections du Musée de Bretagne (Marque du domaine public)

Pour le citer : Chmura Sophie, « Archéologie et sentiments. Réponses à deux questions concernant l’incendie survenu à Rennes en 1720 », Images, représentations et patrimoine de Rennes, mis en ligne le 13 novembre 2021, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr, consulté le .

"Bah ! Pourquoi ils ne l’ont pas éteint plus vite cet incendie ?"

Soyons honnête, la question la plus banale et qui revient sans cesse concernant le Grand Incendie rennais est bien celle qui sert ici de titre… Dans la première partie de Rennes 1720. L'incendie, David Garrioch a reconstitué le déroulement du drame et expliqué clairement pourquoi la progression du feu n’a pu être contrôlé qu’au bout de cinq jours : absence de services de secours, manque de mains d’œuvre et de matériel, météo à l’avantage de la progression des flammes[2]… Cette reconstitution qui saisit la séquence des événements a été obtenue en se penchant sur la carte de la ville ancienne et en confrontant les documents écrits pendant et après le sinistre. L’analyse exprime l’impuissance des habitants et des autorités face au progrès rapide des flammes. Les preuves archéologiques sont également révélatrices : elles prouvent l’intensité et la très haute température du phénomène. Car oui, ils existent bien des preuves archéologiques de l’incendie et elles font comprendre qu’il était humainement difficile de l’affronter !

C’est dans son rapport de diagnostic d’opération préventive écrit en 2016 sur le « 1 place de la Trinité »[3], que l’archéologue Elen Esnault nous donne les informations archéologiques les plus récentes concernant le brasier. L’emprise du diagnostic concerne un site presque entièrement ravagé par les flammes entre le couvent des religieuses de la Trinité et l’Hôtel des Monnaies. Il s’agit d’une des dernières zones atteintes par le feu au nord-ouest de la Cité, les sœurs de la Trinité ayant abattu des bâtiments afin d’éviter sa propagation[4].

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Plan et détail du plan terrier de l'incendie de la ville de Rennes dressé en 1722 par Isaac Robelin (1660-1728) qui montre le site de l'Hôtel des Monnaies, collections de Musée de Bretagne, numéro d’inventaire 919.0023.6, permalien http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo226853

Les archéologues ont découvert plusieurs traces de rubéfaction foncée qui corrèlent des températures très élevées. La rubéfaction est une coloration rouge typique des pierres ayant subi un incendie ou ayant été en contact d’un feu intense, comme ceux des foyers de combustion. Elle est due aux transformations des oxydes de fer et l’intensité de sa coloration - de l’orange au rouge jusqu’au carmin-noir- dépend des températures atteintes, de l’atmosphère de chauffe et de la présence de matière organique. Elle apparaît à partir de 250°C et son extension correspond à celle de l’onde thermique. Dans un des secteurs analysés, le feu a même été suffisamment violent et prolongé pour faire éclater et souffler les pavés[5]. Rappelons que le 23 décembre 1720, le vent qui s’est levé sur Rennes a redoublé la chaleur du feu et, par l’apport d’oxygène, a activé la combustion.

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Détails de l’Original du vœux fayt à notre Dame de Bonne Nouvelle par les habitans des Lices rüe St Louis Portes St Michel Place Ste Anne préservée de l’incendie du 22 décembre jusqu’au 30 l’année 1720 par Jean-François Huguet (1679-1749) daté de 1721, conservé au Musée des Beaux-Arts de Rennes et du Vœu de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle par Le Roy conservé à la Basilique Saint-Sauveur de Rennes, montrant la zone incendiée ente le couvent de la Trinité et l’Hôtel de la Monnaie.

D’autres preuves de la vigueur de l’incendie ont été découvertes lors de travaux à la fin du 19ème siècle dans les rues reconstruites selon les plans de l’ingénieur Robelin (1660-1728) et de l’architecte Gabriel (1667-1742)[6].

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Détail du plan dressé par Paul Banéat en 1904, les secteurs où ont été trouvés des débris et des scories de l'incendie de 1720 sont marqués d'une étoile, Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2018.0000.1474, permalien http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo291149

Le 14 avril 1885, le directeur du Musée Archéologique, Lucien Decombe (1834- 1905), exhibe aux membres de la Société Archéologique d’Ille-et-Vilaine une tasse en terre vernis plombifère trouvée lors des travaux de construction d’un embranchement d'égout pour la maison sise 8 rue de Toulouse sur le schiste formant le sol primitif de la rue et sous un amas de décombres, éléments qu'il décrit comme des débris de l’incendie de 1720[7].

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La tasse en terre est aujourd’hui répertoriée comme taste-vin au Musée de Bretagne, numéro d’inventaire 885.0005.1, permalien http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo270319

Le 14 mars 1882, il avait déjà présenté des scories trouvées dans une tranchée faite dans la rue de Volvire (actuelle rue Ferdinand Buisson), là encore lors de la mise en place des égouts. Les ouvriers avaient mis à jour, à un mètre de profondeur, une quantité considérable de ces « blocs vitrifiés, plus ou moins volumineux, composés de briques, d’ardoises et de fragments de porteries »[8]. Decombe y avait reconnu des traces de métaux, de fourrages, de charbon, et même des petits ossements d’animaux. Le terme « vitrifié » implique une chauffe à très haute température, vers les 1100-1300°C. Dans la tranchée avaient été également relevés quelques fragments de poteries communes qui paraissaient avoir subi l’action du feu. Des scories semblables à celles de la rue de Volvire avaient été retirées du sol de la place Saint-Sauveur quelques temps auparavant. Elles se trouvaient mêlées aux terres de remblai qui ont servi au nivellement des rues lors de la réédification de la ville.

D’après le catalogue du Musée archéologique et ethnographique de la ville de Rennes publié par Paul Banéat (1856-1942) en 1909, les scories présentées par Lucien Decombe avaient été inventoriées dans les collections muséales comme « Souvenirs Historiques » sous le numéro 4360[9]. Des creusets de fondeur enduits d’une fine couche de litharge découverts dans la tranchée de la rue de Volvire à une profondeur de deux mètres sont aujourd'hui conservés au Musée de Bretagne (numéro d’inventaire 882.0005.1, permalien http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo220433; 882.0005.2 , http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo220432; numéro d’inventaire 882.0005.3, permalien http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo220415; 882.0005.4, http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo220426)

Pour l’anecdote, Pierre-Edouard Lemontey (1762-1826) raconte dans son Histoire de la régence publiée en 1832 qu’après l’incendie l’« On découvrit, sous les décombres, des scories, brillantes et variées, sorties, comme l’airain de Corinthe, des combinaisons fortuites de la combustion. Le luxe façonna, la mode répandit ces lamentables débris. Ce fut par des parures de femmes et pas quelques futiles bijoux que la plupart des Français apprirent la destruction de la capitale d’une grande province »[10]. Cette assertion non sourcée est reprise par Jules Janin (1804-1874) dans son ouvrage Paris et Versailles il y a cent ans[11].

Et les sentiments dans tout ça ?

Comme le signale David Garrioch très peu de documents contemporains de l’incendie en ont conservé une mémoire. Alors, est-il possible de connaître les véritables manières de percevoir, de sentir, de ressentir des hommes et des femmes qui ont subi ou commenté cet événement désigné au fil du 18ème siècle par les termes de « sinistre », « drame », « malheur », « désastre », « désolation », « fléau », « tragédie » et « calamité »[12]

D’une manière générale, l’étude des sensibilités, des émotions et des représentations côtoient l’impossible, mais l’analyse des témoignages et des articles de journaux par Gauthier Aubert, dans le chapitre « Cet incendie fait flambeau à la main »[13], est révélatrice des mentalités. En effet, les descriptions de l’incendie relèvent plus des représentations que de la réalité car elles sont le produit d’un discours, d’une construction : elles nous renseignent donc sur les préjugés plus que sur l’événement en lui-même. En fait, la catastrophe ne peut être étudiée de façon isolée, elle s’insère dans un récit, une évolution. Cela est assez clair dans « Le feu, le vœu, la Vierge » où Georges Provost explore la forte perception mystique que l’incendie a suscitée[14]. Si les changements météorologiques intervenus le cinquième et le sixième jour du brasier furent perçus comme un miracle, beaucoup de personnes ont cru que l’embrasement était une punition divine car la sensibilité religieuse du moment était nourrie de diverses prophéties et prédictions « que les lendemains de l’incendie ne manquèrent pas d’exhumer comme autant d’annonce du malheur »[15], ce qui tend à révéler une certaine mauvaise conscience entretenue dans l’esprit de la population par les autorités civiles et religieuses durant toute la fin du règne de Louis XIV et le début de la Régence.

Grâce aux sources retranscrites dans l’ouvrage Rennes 1720. L’incendie nous pouvons aller encore plus loin dans l’étude des sentiments. Lexicalement bien étudiées, elles nous révèlent les émotions suscitées par l’événement. Comme le rapport de l’intendant Paul-Esprit Feydeau de Brou (1682-1767) du 25 décembre 1720[16], la plupart des déclarations de perte écrites en 1721[17] parlent de frayeur, de « continuelles épouvantes »[18] et surtout de fatigue, d’une fatigue si forte qu’elle a mené à la mort aussi bien des humains que des animaux qui ont contribué à la lutte contre le feu ou à sauver des biens et des meubles[19]. Feydeau de Brou certifie ce surmenage en utilisant l’expression « tout le monde est sur les dents »[20]. Les déclarations des Rennais expriment également des tensions, voire des jalousies, entre ceux qui ont pu sauver, grâce à leur argent, leurs biens individuels et ceux qui ont tout perdu dans le feu ou à cause des pillages[21]. Globalement, quand la progression du feu est stoppée[22], c’est surtout la consternation qui règne, l’abattement et l’accablement face à une situation décrite comme pénible et moralement difficile. Le mot « consternation » se retrouve aussi bien au début du registre des délibérations de la Communauté de Ville de 1721, couplé au mot « désastre » - ce qui accentue l’aspect tragique de l’événement - que dans le journal d’informations générales La Clef du cabinet des princes de l’Europe de mars 1721 qui ajoute que cette « consternation parmi les habitants est inexprimable »[23].

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Partie de l'incendie de la Ville de Rennes, vue de la place du Palais. / Dédiée à son Altesse Serenissime Monseigneur le Comte de Toulouse, Pair, et Amiral de France, / Gourverneur de Bretagne ; collections du Musée de Bretagne, numéro d’inventaire 922.0025.39, permalien http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo149653


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Le Mercure de France d’août 1724 annonce que « Le Sieur Thomassin, fils, Graveur du Roi à Paris, travaille à une planche qui paroîtra dans peu, & mérite qu’on l’annonce au Public. C’est l’incendie de la ville de Rennes, dessiné sur les lieux lorsque ce malheur arriva il y a trois ans, par le Sieur Huguet le fils, Architecte, & grand dessinateur, employé par le Roi pour le rétablissement de cette Capitale de la Bretagne. Ce sujet est traité en grand Maître ; belle Ordonnance, beau choix de groupe & de figures, Expressions admirables : l’habile Graveur est parfaitement entré dans l’esprit de l’Auteur »[24].

Dans les chroniques et les journaux l’approche par les affects permet de mettre en évidence une sensibilité à l’aspect « humanitaire », un regard compatissant face à la souffrance des Rennais[25]. Ces textes utilisent à la fois les champs lexicaux de la terreur et de la pitié. Dans La Clef du cabinet des princes de l’Europe il est écrit que « Le détail que l’on fait de l’Incendie arrivée à Rennes est pitoyable. Ce n’est plus cette magnifique Capitale de la Bretagne, il n’y reste qu’un monceau de cendres et de ruines […] Le Cardinal de Noailles a fait publier un Mandement dans son diocese, pour en exhorter les Sujets à secourir ces infortunez Habitans, & on fait pareillement des quêtes pour tout le Royaume pour eux ; mais quel secours peuvent-ils attendre dans tems de calamité, & où la misere est si generale, qu’on est réduit à l’impossibilité de pouvoir se secourir mutuellement les uns les autres »[26]. Une partie des propos du journal sont repris par l’avocat Mathieu Marais (1665-1737) qui écrit que « L’incendie de Rennes, de la nuit du dimanche 22 décembre, est une chose affreuse. Ce n’est plus Rennes. Il y a trente-deux rues consumées, les maisons des procureurs, avocats, marchands de draps, de soie, et des orfèvres sont toutes brûlées. Tous les meubles perdus. On ne sait où se coucher ; c’est la plus grande désolation que l’on ait jamais vue. »[27] Les observateurs extérieurs à Rennes semblent d’accord pour faire un trait sur la capitale de la Bretagne. Mais il s’avère que la catastrophe est un événement fédérateur : les Rennais, qu’ils aient été impactés ou non par l’incendie se trouvent définis comme des victimes qui doivent rebâtir leur vie et leur ville. De l’événement fédérateur à l’événement fondateur la continuité était toute tracée ! Dès janvier 1721 sont prises « toutes les precautions imaginables pour remedier peu à peu aux calamités que cette malheureuse Ville a essuyées »[28]. Bien que l’incendie ait bouleversé et remis en question leur ordre spatial et temporel, les Rennais vont reconstruire Rennes dans sa dimension matérielle mais également dans sa dimension symbolique[29]. L’incendie va devenir dans les esprits un élément de l’identité de la ville dont la beauté va être décrite comme « le monument du plus funeste fléau »[30].



Les catastrophes ont toujours été des sujets de fascination, mais elles ne sont un objet d’étude à part entière que depuis une vingtaine d’années, depuis que les chercheurs ont la volonté de réintroduire l’événement dans le discours historique. Rennes 1720. L’incendie s’inscrit dans cette mouvance : comme l’écrit Jean-Yves Andrieux dans les Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, l’ouvrage « fait bien plus que rassembler une série de chapitres commémorant un événement local […] il repense son sujet de fond en comble à la lumière de l’historiographie actuelle, le renouvelle à l’aide de recherches inédites et, surtout, le replace dans l’histoire de l’Hexagone et de l’Europe modernes. Il démontre ainsi l’ampleur singulière de l’incendie de 1720 et le caractère structurant, sur le temps long, des mesures qui furent prises pour reconstruire, inscrivant Rennes parmi les villes modèles du XVIIIe siècle. Il s’approprie, enfin, toutes les manières d’écrire l’histoire d’un même fait, en exploitant le témoignage, la démographie, la sociologie, la topographie, la morphologie, l’économie, l’art, l’architecture, la géologie, l’odonymie, etc. Il s’agit, au total, d’une contribution éminente aux études françaises d’histoire urbaine »[31].


[1] Gauthier Aubert, professeur d’histoire moderne, Rennes 2/Tempora EA 7468 ; Olivier Chaline, professeur d’histoire moderne, Paris-Sorbonne ; Louis Chauris, géologue, directeur de recherche honoraire au CNRS ; David Garrioch, Emeritus Professor, School of Philosophical, Historical and International Studies, Monash University (Melbourne) ;Claire Gatti, conservatrice du patrimoine, directrice des Archives de Rennes ; Bruno Isbled, conservateur du patrimoine, Archives d’Ille-et-Vilaine ; Philippe Jarnoux, professeur d’histoire moderne, UBO/CRBC EA 4451 ; Guillaume Kazerouni, responsable des collections anciennes, peintures et dessins (XVe-XIXe siècles), musée des Beaux-Arts de Rennes ; Matthieu Le Boulch, docteur en histoire, Rennes 2/Tempora-Lahm ; Georges Provost, maître de conférences en histoire moderne, Rennes 2/Tempora EA 7468 ; Jean-Jacques Rioult, conservateur du patrimoine, inventaire de Bretagne

[2] Garrioch (D.), « L’événement », in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p. 26-35.

[3] Esnault (E.), RENNES (35). 1 place de la Trinité. Rapport de diagnostic. Opération préventive de diagnostic, RAP03249, Service régional de l'archéologie de Bretagne. Créé le 07/06/2016, Bibliothèque numérique du Service Régional de l’Archéologie, http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/items/show/3180

[4] Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p. 44. Les religieuses ont fait démolir deux maisons et une double galerie avec trois escaliers (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine C3334).

[5] Esnault (E.), RENNES (35). 1 place de la Trinité. Rapport de diagnostic. Opération préventive de diagnostic, RAP03249, Service régional de l'archéologie de Bretagne. Créé le 07/06/2016, Bibliothèque numérique du Service Régional de l’Archéologie, figures 33 et 83, page 70.

[6] Rioult-J.-J.) et Aubert (G.), « Un chantier de plus d’un siècle », in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p. 214-249.

[7] Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, 1885, tome 17, p. L.

[8] Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, 1883, tome 16, p. XX.

[9] Banéat (P.), Ville de Rennes : catalogue du Musée archéologique et ethnographique, 3e édition, Rennes, impr. de Oberthur, 1909, p. 396.

[10] Lemontey (P.-E.), Histoire de la régence et de la minorité de Louis XV jusqu’au ministère du cardinal de Fleury, Paris, Paulin, 1832, p. 313.

[11] Janin (J.), Paris et Versailles il y a cent ans, Paris, Librairie de Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1874, p. 14.

[12] Au 18ème siècle le mot « catastrophe » n’a pas le même sens qu’aujourd’hui qui est celui d’un désastre brusque et effroyable, ce qui correspond à la fois à un événement lourd de conséquences pour la collectivité et à un accident causant de nombreuses victimes. Le mot était simplement synonyme de « dénouement ». Il est en effet apparu pour la première fois en français en 1552 dans le livre IV du Pantagruel de Rabelais dans la phrase « la fin et catastrophe de la comédie approche » (Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN, Paris, 1895, p. 886). Le mot prend une tonalité pessimiste vers la fin du 17e siècle avec la multiplication des tragédies à dénouement sanglant ou funeste. Etymologiquement le mot « catastrophe » vient du grec katastrophê/bouleversement, fin, dénouement, qui peut être décomposé en strophê/action de tourner, évolution et kata/vers le bas, ce qui exprime l’idée de l’achèvement de l’action : la catastrophe est à la fois clôture et configuration nouvelle, comme le dénouement au théâtre.

[13] Aubert (G.), « Cet incendie fait le flambeau à la main », in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, 327, p. 138-153.

[14] Provost (G.), « Le feu, le vœu, la Vierge », in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p. 154-188.

[15] Ibid.

[16] « Un document-clef et méconnu », in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p. 36-37.

[17] « Les sinistrés ont la parole », in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p. 38-51.

[18] Demoiselle Louise Palierne épouse de Maître Jean-Baptiste Mareil, procureur au parlement témoigne de « continuelles épouvantes », de « gens effrayés » et affirme être malade « par les fatigues et les frayeurs qu’elle a eues ». Archives départementales d’Ille-et-Vilaine C3339, document cité dans « Les sinistrés ont la parole », Op. Cit.

[19] Le fils de l’apothicaire Buché de la rue du Puits-du-Mesnil est décédé des suites d’un « travail excessif pendant l’incendie » et le cheval du marchand lardier Dupont de la rue de Poissonnerie est mort « à force d’avoir couru à porter les hardes d’un côté et d’autre » Archives départementales d’Ille-et-Vilaine C3337 document cité dans « Les sinistrés ont la parole », Op. Cit.

[20] « Un document-clef et méconnu », in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p. 36-37.

[21] « Les sinistrés ont la parole », Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p. 38-51.

[22] D’après les annales des Augustines le feu s’est entretenu dans les fondements des décombres pendant 6 mois. Comte de Bellevüe, L'Hôpital Saint-Yves de Rennes et les religieuses Augustines de la miséricorde de Jésus, Rennes, chez Plihon et Hervé, 1895, p. 32- 40.

[23] La clef du cabinet des princes de l’Europe ou Recueil Historique & Politique sur les matieres du tems, Luxembourg, chez André Chevalier, mars 1721, p. 216-218.

[24] Mercure de France, août 1724, p. 1784-1785.

[25] Jarnoux (P.), « Les jours d’après », in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, p.190-213.

[26] Ibid.

[27] Marais (M.), Journal de Paris, vol. 2, Société française d'étude du XVIIIe siècle, Université de Saint-Etienne, 2004, p. 331.

[28]Le nouveau Mercure, Paris, P. Ribou et G. Dupuis, janvier 1721, p. 188.

[29] Chmura (S.), « La patrimonialisation de la ville reconstruite, in Aubert (G.) et Provost (G.) (dir.), Rennes 1720. L’incendie, Rennes, PUR, 2020, 327, p. 138-153.

[30]Lavallée (J.), Voyage dans les départements de la France : enrichi de tableaux géographiques et d'estampes, tome 5, Paris, Louis Brion, 1792-1802, p. 20-27.

[31] Andrieux (J.-Y.), « Rennes 1720. L’incendie. Note de lecture », in ABPO, 128-1, 2021, p. 1777-182.