À propos de vingt-deux photographies du Vieux Rennes

conservées au Musée de Bretagne

Dans les collections en ligne du Musée de Bretagne, vingt-deux photographies normalement fixées sur un panneau intitulé « Vieux Rennes » interpellent car elles nous font découvrir sous un angle singulier une partie de la ville. 

Il ne s’agit pas ici du Vieux Rennes monumental avec le Parlement de Bretagne, l’Hôtel de ville et la Cathédrale… Cette fois, le photographe s’est exclusivement intéressé aux rues et places anciennes bordées des pans de bois, le "Rennes" des faubourgs et de la Basse Ville, la ville des commerçants et des artisans.

Jusqu’à aujourd’hui, aucune source sûre ne nous permettait d’affirmer le nom de leur auteur, même si la manière de cadrer et le sujet des photographies (scènes de rue, scènes de marchés, bords de rivières et de la Vilaine) nous donnaient une idée précise. Des recherches iconographiques poussées ont révélé une carte-postale qui confirme très heureusement nos premières conclusions. Voici comment nous avons daté ses photographies et les pistes que nous avons suivies pour savoir qui en est l’auteur.

N.B. : L'accès à ces pages est libre et gratuit, mais les règles qui régissent l'édition concernant le droit de citation sont valables ici aussi ! Les textes et les images qui lui sont empruntés devraient être suivis de la mention Chmura Sophie, « À propos de vingt-deux photographies du Vieux Rennes conservées au Musée de Bretagne », Images, représentations et patrimoine de Rennes, mis en ligne le 19 avril 2020, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr, consulté le .

Cet article contient des photographies et des documents des collections du Musée de Bretagne à Rennes (Marque du domaine public)

Ces photographies portent les numéros d’inventaire suivant :

1

991.0085.1 La rue Saint-Michel Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

2

991.0085.2 Le pont Saint-Martin Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

3

991.0085.3 La rue de Brest Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

4

991.0085.4 Le bas des Lyces [sic] Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

5

991.0085.5 Le faubourg de Brest Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

6

991.0085.6 La cour des quatre nations Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

7

991.0085.7 Le carrefour Jouaust Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

8

991.0085.8 Le Champ Jaquet [sic] Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

9

991.0085.9 Les Lyces [sic] Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

10

991.0085.10 La rue de la Poulaillerie Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

(La rue de la Poulaillerie prend le nom de rue de Penhoët en 1903.)

11

991.0085.11 La rue Vasselot Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

12

991.0085.12 Le Pont Saint-Martin Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

13

991.0085.13 La ruelle Saint-Cyr Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

14

991.0085.14 La rue Saint-Malo Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

15

991.0085.15 La rue Rallier [sic] = rue Leperdit Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

16

991.0085.16 Le Vau Saint-Germain [sic] = place Saint-Germain Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

17

991.0085.17 La rue d’Antrain Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

18

991.0085.18 Les Portes Mordelaises Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

19

991.0085.19 La rue de Brest Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

20

991.0085.20 Le Champ-Dolent Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

21

991.0085.21 Le faubourg de Brest Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

22

991.0085.22 La rue de Brest Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

DATATION

Plusieurs éléments nous permettent de dater ces 22 photographies.

Tout d’abord, le panneau qui les porte va de pair avec un panneau titré « La Jannais » qui comporte également 22 clichés. Ils montrent la route empruntée par une voiture attelée, son arrivée au château de la Jannais, lieu-dit située sur la route de Lorient entre Rennes et Le Rheu, ainsi que le parc et les façades de ce château construit sur le lieu-dit de la Jaunais ou de la Janais[1] en 1893 par Émile Jean Martin (Rennes, 21 janvier 1851- Pau, 23 janvier 1900), manufacturier de brosses en soie et conseiller municipal à Rennes.

Ces photographies portent les numéros d’inventaire suivant :

23

991.0085.23 La briqueterie des Landes Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

24

991.0085.24 Le parc Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

25

991.0085.25 La route Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

26

991.0085.26 L’auberge Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

27

991.0085.27 Allée de peuplier Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

28

991.0085.28 Face Sud-Est Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

29

991.0085.29 Avenue de la Freslonnière Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

30

991.0085.30 La tourelle Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

31

991.0085.31 Vue générale Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

32

991.0085.32 Sur la Flume Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

33

991.0085.33 Vue du parc Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

34

991.0085.34 La remise Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

35

991.0085.35 La ferme Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

36

991.0085.36 Façade Sud-Ouest Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

37

991.0085.37 Apigné Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

38

991.0085.38 Le pont sur la route Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

39

991.0085.39 Façade Nord-Est Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

40

991.0085.40 Sur la Vilaine Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

41

991.0085.41 Le petit pont Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

42

991.0085.42 L’Entrée Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

43

991.0085.43 Le Portail Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

44

991.0085.44 Sur la Vilaine Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/8301...

Le domaine de la Jannais s’étendait sur un peu plus de trois hectares. Il était entièrement clôturé par un mur composé d’un soubassement en moellons de schiste. Au nord, là où se situe le logis principal, ce mur était surmonté d’une grille. Le domaine, traversé par la rivière de la Flume, comptait un parc arboré à l’anglaise et d’un grand potager. Le logis a été construit avec ses dépendances au nord du domaine, le long de la route (actuelle RN 24). Les dépendances étaient constituées d’une maison de gardien, d’une remise, de boxes, d’une écurie avec sellerie, d’une orangerie, d’une étable et d’une remise à outils. Le bâtiment adossé au logis était un cellier avec grenier. La tourelle près du logis faisait usage de colombier.

EMR Janais

LamireJanais

Lamirétourelle

Cartes-postales E. Mary-Rousselière et A. Lamiré (éditeurs à Rennes) du château de la Janais au Rheu, clichés pris entre 1910 et 1925.

Dans le récit de la vie municipale rennaise dressé par Edmond Vadot (1849-1909), secrétaire général de la ville de 1885 à 1909, - dans des cahiers conservés aux Archives Municipales de Rennes et publiés par le professeur Patrick Harismendy en 2017 -, Émile Martin est décrit comme : « un ami dévoué de M. Le Bastard. Petit, replet, sanguin, c’est un bon vivant, à l’esprit faubourien. Il possède une fabrique de brosses sur le quai de la Prévalaye, mais il tire surtout un revenu considérable (50 à 60 000 francs, dit-on), de son commerce de poils de cochon. Il est très entendu à ses affaires personnelles, très serré ; on dit même, mais je n’affirme rien, qu’il ne jouit peut-être pas d’une grande estime au point de vue commercial. Quoi qu’il soit, comme on le dit, il n’attache pas ses chiens avec des saucisses, sauf lorsqu’il reçoit chez lui ; alors, il reçoit largement, luxueusement même. Mme Martin, petite boulotte, pas jolie mais aux yeux pétillants d’esprit, est aussi intelligente, si ce n’est plus, que son mari, en affaires. Ils se sont installés un logement luxueux [sic] au premier étage de la maison à l’angle de la place de la mairie et de la rue d’Orléans, avec un grand balcon. Ils se sont également fait construire sur la route de Mordelles, à la Janaie, une belle maison de campagne. […] M. Martin n’est pas populaire, loin de là ; il a contre lui des antipathies inexplicables, des haines même que ne justifie pas sa conduite publique, dans tous les cas. Il passe pour être dur pour les 150 à 200 ouvriers et ouvrières qu’il occupe. Malheureusement aussi M. Martin est négligeant ; il n’assiste pas régulièrement aux séances du conseil municipal ; il n’a pas l’énergie nécessaire pour faire parfois le sacrifice de quelques habitudes afin d’éviter des critiques soit de ses collègues, soit du public. Il n’abrégera pas son dîner de dix minutes pour arriver à l’heure. Les honneurs le flattent, mais comme la plupart du temps ils ne vont pas sans certains devoirs à remplir, il néglige ces derniers quand il ne les oublie pas complètement. Il n’en est pas moins un homme de bonnes relations, ouvert, affectueux et dévoué à ses amis. » Dans un cahier annexe, le 12 août 1903, Vadot ajoute : « C’était une des physionomies les plus originales du conseil municipal, non pas que M. Martin fût éloquent ni spirituel mais il avait des boutades, des répliques très amusantes. C’était le gavroche du conseil »[2].

Émile Martin apparaît avec son épouse Geneviève Émilie Chapsal (Mandailles, 27 avril 1853 – ?)[3] sur la photographie inventoriée 991.0085.28.

Martin épx

Pour des raisons médicales, Émile Martin est contraint par ses médecins de quitter la Bretagne pour les Pyrénées en 1898[4]. Il décède à Pau le 23 janvier 1900[5]. Les photographies ont donc forcément été prises entre 1893 et 1898.

La photographie de la rue du Champ-Jacquet montre la statue de Lerperdit inaugurée en 1892, ce qui confirme que le cliché a bien été pris durant la dernière décennie du 19e siècle.

D’ailleurs comme sur la photo-carte inventoriée 2017.0000.184, qui date avec certitude de l’année d’inauguration de la statue, les débits de boisson de Jean Louis Barbée (né à Saint-Aubin-d’Aubigné en 1858) et de Pierre Marie Day (né à Chevaigné en 1857) sont clairement visibles.

Leperdit

Jacquet

Sur le cliché du Champ-Jacquet du « Vieux Rennes » apparaissent également le débit de boisson de Jean Lorandel (né à Betton en 1853) et l’épicerie en gros d’Ange Logeais (né à Rennes en 1867).

Il est possible de retrouver la plupart des personnes qui tiennent les commerces photographiés en comparant les recensements de population de 1891 et de 1896 conservés aux Archives Municipales de Rennes. Mais c’est la photographie de la place des Lices qui nous permet d’affiner encore la date de prise de vue entre 1893 et 1895.

Lyces

D’après le journal hebdomadaire des Archives commerciales de la France, la boutique « Margat graines » situé au numéro 24 de la place des Lices déménage en mars 1895 pour s’installer 9 rue Chalais[6].

AUTEUR

Les clichés pris au château de la Jannais montrent que leur auteur avait une proximité et une intimité avec la famille Martin. Ce pourrait-il qu’un proche d’Émile Martin pratiquait la photographie ?

Dans un premier temps, la vérification de la généalogie de la famille Martin montre que le neveu d’Émile Martin peut être le photographe. En effet, il s’agit d’un photographe amateur connu à Rennes : Gaston Maury, né à Rennes le 28 janvier 1874. Il est le fils de Jean Ulysse Maury (Niort, 31 mai 1842- Rennes, 2 octobre 1900) et de Clémentine Marie Martin (9 septembre 1848- ?), sœur ainée d’Émile Martin. Il grandit 6 rue Lafayette. Il fait des études en droit et passe son doctorat le 14 juillet 1899. Il succède à son père et à son oncle à la tête de la manufacture de soies animales familiale. Il se marie à Saint-Florent dans les Deux-Sèvres le 28 avril 1900 avec Marguerite Marie Anne Marcard (Niort, 30 avril 1881 – Paris, 19 février 1956). Leur fille Jeanne (née vers 1902 - Paris, 30 janvier 1933) naît vers 1902 et leur fils Jacques Jean (Rennes, 2 avril 1904- 15 mai 1978) en 1904.

Gaston Maury pratique la photographie en amateur. Il est surtout connu pour ses clichés du procès Dreyfus à Rennes en août 1899, images éditées sous la forme d’une série de 10 cartes-postales[7],

Dreyfus

et ses créations pictorialistes datées d’entre 1901 et 1910[8], dont 137 exemples sont conservés au Musée de Bretagne[9].

enfants

Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo142913

Il est possible que Gaston Maury est photographié son épouse avec leur fille Jeanne et leur fils Jacques. (vers 1904)

Membre de la Société Photographique de Rennes et du Photo-Club de Paris, il expose aux salons de 1903, 1905, 1906 et 1909. Il décède à Rennes le 22 novembre 1935.

Une recherche iconographique poussée sur la production photographique de Maury a fait émerger une source qui nous permet de confirmer qu’il est bien l’auteur des 44 clichés sur le Vieux Rennes et la Jannais. Il s’agit d’une carte-postale illustrée par la photographie de la rue Saint-Michel, au bout de laquelle apparaît l’église Saint-Aubin qui va être détruite en 1904.

SaintMichel

StMichel

Cette carte a été publiée entre 1899 et 1901 par le périodique La Photographie Française[10] dirigé par l’homme de lettres Louis Gastine (Paris, 7 février 1858 – 3 décembre 1935).

Les 22 photographies du Vieux Rennes, qui offrent un point de vue original sur la vie quotidienne à Rennes vers 1894, ainsi que celle de la Jannaie et de ses alentours ruraux, sont à notre connaissance les premières photos prises par Gaston Maury. Elles montrent déjà son intérêt pour la nature, les scènes de rues et de marchés très animées.




[1] Banéat (P.), Le département d’Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments, tome III, Mayenne, Éditions Régionales de l’Ouest, 1994, p. 274.

[2] Harismendy (P.), Rennes sous la IIIe République: Cahiers d'Edmond Vadot, secrétaire général de la ville de 1885 à 1909, Rennes, PUR, 2018, p. 183.

[3] Mariage à Rennes le 23 janvier 1872

[4] Harismendy (P.), Rennes sous la IIIe République: Cahiers d'Edmond Vadot, secrétaire général de la ville de 1885 à 1909, Rennes, PUR, 2018, p. 183.

[5] « Mort de M. E. Martin. – Un de nos concitoyens, M. Emile Martin, ancien conseiller municipal, ancien industriel, dont l’état de santé laissait depuis longtemps à désirer, vient de mourir à Pau. Les médecins lui avaient interdit le séjour de la Bretagne. M. Emile Martin avait cherché autrefois à se lancer dans la vie politique, pour laquelle il n’était guère fait. Il en ressentit parfois les inconvénients, mais il ne cessa pas de conserver à Rennes de nombreuses amitiés justement méritées par sa bonne nature, M. Martin était officier d’académie », in Ouest-Éclair, 25 janvier 1900.

[6]Archives commerciales de la France,23 mars 1895, p. 378.

[7] http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=maury+dreyfus

[8] Barbet (O.), « Gaston Maury, entre photographie et peinture », in Prod’homme (L.) dir., Reflets de Bretagne, les collections photographiques du musée de Bretagne, Lyon/Rennes, Fage Éditions/Musée de Bretagne, 2012, p. 104-105.

[9] http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=maury+pictorialisme

[10] Ce périodique a été publié entre 1888 et 1906. Il coutait 60 centimes pour 18 pages. Une planche hors texte était incluse dans chaque livraison. Sous la direction de Gastine, il est l’organe officiel de la Chambre syndicale des fabricants et négociants en Appareils et produits photographiques et de la Chambre syndicale des Opticiens. En 1901, le périodique est édité et administré par Prieur & Dubois. Louis Gastine et F. Monpillard le dirige. Il coûte alors 1 franc pour 32 pages, il inclut trois planches hors texte. Il est illustré en noir et en couleurs.