Construire l’image de Rennes :

des premiers ouvrages illustrés grâce à la photographie aux cartes-postales

Durant la dernière décennie du 19ème siècle, le goût pour l’étude du territoire et le relevé des formes de la culture matérielle grâce à la photographie coïncident avec le développement des procédés photomécaniques dans le milieu de l’édition. Les membres de la Société Photographique de Rennes vont particulièrement s’intéresser à l’utilisation et à la circulation de leurs œuvres, entre autres au travers de publications à vocation touristique. Leurs photographies ont en partie fixé les principales représentations de Rennes, mais aussi établi durablement ce qu’est le patrimoine de la ville.

Pour citer cet article :

Chmura Sophie, «Construire l’image de Rennes : des premiers ouvrages illustrés grâce à la photographie aux cartes-postales», Images, représentations et patrimoine de Rennes, mis en ligne le 7 février 2020, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr, consulté le .

Cet article contient des images issues des collections du Musée de Bretagne à Rennes (Marque du domaine public).

Faire connaître et aimer Rennes

Un an après sa création le 13 juin 1890, la Société Photographique de Rennes veut montrer son dynamisme et faire connaître les travaux de ses membres en organisant un concours pour l’illustration d’un livre[1]. Si la Société Photographique du Nord de la France avait déjà fait de février à juin 1891 un concours pour l’illustration d’une œuvre littéraire par des photographies d’après nature[2] - c’est-à-dire qui ne reproduisent pas une illustration antérieure, mais qui sont bien des compositions originales du type « roman-photo » -, le projet des Rennais s’intéresse surtout aux sujets qui mettent en valeur leur ville et le territoire breton – donc à produire des vues de sites ou de monuments pris sur nature- . En effet, dès l’été 1890, l’une des premières activités proposées aux membres de la Société Photographique de Rennes consiste en des excursions pour pratiquer la photographie et échanger des conseils entres membres tout en découvrant les monuments remarquables et les sites pittoresques du Pays de Rennes. Le paysage, l’architecture, l’artisanat, les costumes sont alors devenus les objets principaux de leurs études. C’est donc tout naturellement qu’Alfred Savary (1862-1905), vice-président de la Société, choisit d’organiser un concours pour illustrer un ouvrage qui promeut Rennes et ses environs afin de prouver que ce territoire n’est pas ce lieu « point pittoresque, banal, sans lettres, sans sciences, sans industrie ; un pays mort, où l’on s’ennuie, dans les brouillards du ciel et la monotonie de l’existence »[3]. Il commande donc un ouvrage à Adolphe Orain (Bain-de-Bretagne, 19 avril 1834 – 27 avril 1918), qui avait déjà publié en 1866 un Guide du voyageur dans Rennes et ses environs[5] rééditée de manière plus concise en 1884 sous le titre de Petite Géographie pittoresque du département d'Ille-et-Vilaine, pour servir de guide aux voyageurs dans Rennes et le département[6]. Ces deux ouvrages avaient été illustrés grâce aux travaux de dessinateurs, parmi lesquels Théophile Busnel[7].

Le Bulletin de la Société Photographique du Nord de la France de juillet 1891, détaille précisément les sujets proposés aux sociétaires Rennais pour l’iconographie :

« M. Savary est heureux d’annoncer à ses collègues que le Concours illustratif dont il avait pris l’initiative est enfin décidé. Il sera ouvert aux membres de la Société seuls, et sera clos le 15 Juillet. L’ouvrage à illustrer sera composé spécialement à cet effet par M. Orain, chevalier de la Légion-d’Honneur, ancien chef de division à la Préfecture d’Ille-et-Vilaine, rédacteur en chef de la Dépêche Bretonne, dont les ouvrages sont si connus de tous les Bretons, et aura pour titre : Au Pays de Rennes. Les clichés devront être faits sur pellicules ou glaces pelliculaires, afin de faciliter le tirage photocollographique, et le nombre des illustrations est fixé à quinze :

1° Portrait en buste de M. Orain ;

2° Vue générale de Rennes ;

3° Caserne Saint-Georges ;

4° Maison Leperdit, avec porteur d’eau au coin ;

5° Portes Mordelaises ;

6° Une marchande de galettes ;

7° Le marché des Lices le samedi ;

8° Le Thabor ou le Jardin des plantes un jour de fête ;

9° Une vieille maison de Rennes (de préférence, cour du n°3 de la rue Saint-Georges, rue de la Poulaillerie, du côté de l’ancien théâtre, maison de la rue Saint-Guillaume, maison en bois du pont Saint-Martin, portail des Carmes, etc.) ;

10° Une salle du Palais de Justice (ou, dans le cas où l’autorisation de photographier l’intérieur de ce monument ne serait pas accordée, vue générale des salles du Musée de Peinture, ou reproduction d’une gravure représentant une vue de Rennes ancien) ;

11° Vue extérieure de l’église Saint-Hélier ;

12° Bourg de Cesson ;

13° Cimetière de Chantepie et vieille Croix ;

14° Château de Châteaugiron ;

15° Un paysage quelconque de l’arrondissement de Rennes (Romazy, Vieux-VY ou Orgères de préférence).

M. Caillère, éditeur à Rennes, s’est chargé de l’édition de cet ouvrage, et M. Fenaut, du tirage des planches photocollographiques. »[8]

L’idée de l’ouvrage est accueillie très positivement. Le Glaneur breton de juillet 1891 lui consacre un article qui explique que « Ce livre est plus qu’un guide et moins qu’une véritable histoire. Il est à la fois l’un et l’autre. Il a pour but de faire connaître aux profanes, et même aux Rennais, le « beau pays de Rennes ». Combien l’ignorent ! Combien, même parmi les vieux Rennais, trouveront dans cet ouvrage des détails, des souvenirs, des indications dont ils ne soupçonnent pas l’intérêt. C’est un sentiment très général parmi les hommes : on ne visite pas les lieux qu’on habite, et on les connaît souvent moins que les villes qu’on traverse en voyageant. C’est à ce besoin que répond le livre que nous annonçons. Il promène le lecteur à travers Rennes et ses environs. Et pour cette promenade, pas de cicerone plus aimable et plus compétent que M. Orain. En des pages agréables, facile à lire, simples et sans prétention, il décrit les charmes de notre vieille cité.
Elle en a. Ses enfants eux-mêmes la calomnient parfois : « pays mort, disent-ils, où l’on s’ennuie dans les brouillards du ciel et la monotonie de l’existence ; rien à voir, rien à faire. Le touriste y languit et l’habitant y sèche. « Les ingrats ! »
»[9]

Les membres de la société photographiques qui participent au concours vont donner quatre–vingt épreuves[10]. Comme prévu, seulement 15 images sont retenues. Les clichés d’une marchande de galettes et du Thabor (ou du Jardin des plantes) un jour de fête sont remplacées par une photographie d’un porteur d’eau devant la promenade de la Motte et par une vue d’une vieille maison de Rennes - la Cour des Quatre Nations ayant été choisie au même titre qu’une vue de la Porte Mordelaise.

Lenormand orain

Adolphe Orain par Camille Lenormand[11]

PdeJ

Salle du Palais de Justice (cabinet du 1er Président) par Henri Marinier[12].

Thabor

Carré Duguesclin par Désiré Fénaut[13]

Motte

Porteur d’eau devant la promenade de « la Motte » par Mathurin Le Michel[14].

StGeorges

Caserne Saint-Georges par D. Fénaut

Vue Laennec

Vue générale de Rennes prise du boulevard Laennec par D. Fénaut

RuedeBrest

Intérieur d’une cour rue de Brest, 22 (Cour des 4 Nations) par D. Fénaut

Mordelaise

Porte Mordelaise par Gustave Maruelle[15]

Lices

Marché de la place des Lices par Alfred Savary[16]

Leperdit

Maison de Leperdit, Contour Saint-Aubin par G. Savary

Cesson

Bourg de Cesson par D. Fénaut

Chantepie

Église et cimetière de Chantepie par G. Maruelle

StHélier

Église Saint-Hélier par D. Fénaut

Chateaugiron

Château de Châteaugiron par Georges Fontaine[17]

VieuxVy

La Lande Pavée près Vieux-Vy par Charles Géniaux[18]

Un inventaire des curiosités de Rennes

Trois ans après la publication d’Au Pays de Rennes, les travaux des membres de la Société photographique sont de nouveau mis à contribution pour l’illustration d’un album de dessins. Des exemplaires des photographies ayant servi de modèle pour cette publication sont conservés dans les collections du Musée de Bretagne.

En 1893, le dessinateur Karl, de son vrai nom Alphonse Dieudonné Carmagnolle (Fuveau, 3 décembre 1849- Paris, 10 mai 1904), connu pour avoir illustré des livres de voyages et de géographie se donne « pour mission de réunir en une série de petits albums, très soignés, très pratiques et d’un prix modéré, les curiosités pittoresques, monumentales, ethnographiques de toutes les villes de France »[19]. Il désire faire « l’inventaire complet de toutes les richesses de la France » en publiant« chaque mois, un petit album se rapportant à une région ayant pour centre un chef-lieu d’arrondissement et donnant l’image fidèle des monuments, des sites et des curiosités contenus dans les environs »[20]. Cette collection devait compléter « l’insuffisante illustration des livres géographiques, historiques ou descriptifs qui signalent des curiosités sans en donner la représentation désirée ; [être] le vade-mecum des touristes et leur guide le plus sûr en les mettant à l’abri des déceptions qui causent si souvent les descriptions exagérées ou insuffisantes, [être] conservés comme souvenir des pays parcourus »[21]. Selon l’Univers Illustré du 30 mars 1895 : « des sociétés savantes, de nombreux lecteurs ont fait à cette publication intelligente le meilleur accueil […] car elle constitue un ouvrage de vulgarisation artistique et scientifique tout à fait digne d’intérêt, que son prix modeste met à la portée de toutes les bourses »[22]. Chaque mois, un France-album était publié, et ce, jusqu’en 1903 : « Cette charmante publication sans rivale et absolument unique en son genre, se présente sous forme d’albums de 32 pages de dessins (donnant en moyenne 60 vues), notice historique et géographique et carte »[23].

L’album de l’arrondissement de Rennes est le 28ème de la collection France-Album. Il est créé en avril 1895. Il contient au total 65 vues dessinées, une notice écrite par Lucien Decombe (Rennes, 4 février 1834 – 14 décembre 1905), conservateur du musée d’Archéologie de Rennes, ainsi qu’une carte du département. Entre 1895 et 1896, le Grand Bazar Parisien, 7 rue Rallier - anciennement rue Porte Saint-Michel- met en vente une édition spéciale du France-Album de l’arrondissement Rennes.Elle a été imprimée à Paris par les typographes C. Marechal et J. Montorier[24].

France Album KARL

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Même si Karl se vante de faire des dessins « sur nature au moment de l’apparition de chaque fascicule, ce qui en garantit l’authenticité moderne »[25], la plupart étaient faits « d’après des documents authentiques »[26], c’est-à-dire à partir de photographies, plus particulièrement celles des Sociétés photographiques locales. C’est le cas pour le France-Album de Rennes où les dessins sont clairement obtenus à partir de photographies produites par les membres de la Société Photographique de Rennes entre la fin des années 1880 et 1893. À noter, que des clichés publiés dans Au Pays de Rennes ont servi de modèle à Karl. Malheureusement, les vues des alentours de Rennes restent les documents les plus durs à retrouver et leurs auteurs sont pour la plupart inconnus. Il s’avère d’autre part qu’un certain nombre des vues ayant servi de modèle à Karl viennent des collections photographiques des grandes maisons parisiennes Neurdein et Levy[27].

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Savary

NationsFenaut

Maison Leperdit

Numéro d'inventaire : 935.0041.10 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo225272 ; photographie prise par Alfred Savary publiée dans Au Pays de Rennes.

La cour des Quatre Nations

Numéro d'inventaire : 956.0002.864 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo229998 ; daté de 1889, ce cliché pris par Désiré Fénaut a également été publié dans Au Pays de Rennes.

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Mordelaise

oratoire

MaisonDuguesclin

La Porte Mordelaise (XVe siècle)

Seule la photographie prise par Gustave Maruelle et utilisée dans Au Pays de Rennes a pu servir de modèle pour le dessin de Karl.

Maison de l’Oratoire

Si D. Fénaut reproduit ce cliché (Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo113267), il est possible qu’il n’en soit pas l’auteur d’origine qui pourrait être Ange Colombo[28]. Numéro d'inventaire : 935.0041.12 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo113267

Maison dite de Duguesclin

Photographie prise en 1889 par D. Fénaut. Numéro d'inventaire : 890.0001.2 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo126425

ND Phot chateau branlant

Escalier

Vieilles maisons du Pont Saint-Martin

Le dessin est inspiré d’une photographie prise par un opérateur de la maison Neurdein venu à Rennes entre 1893 et 1894. La vue a été publiée sous la forme de carte-postale.

Escalier des Carmes

Photographie prise A. Colombo. Numéro d'inventaire : 956.0002.880; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo292670

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MordelaisePhot

faubourg

Tour Mordelaise (XVe siècle) (Tour du Chesne) Vue prise de la rue Nantaise

Photographie datée du 25 octobre 1885, prise par D. Fénaut. Numéro d'inventaire : 886.0020.42 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148489

Ancienne entrée de Rennes (Faubourg de Brest) Vue prise de la Communauté du Sacré-Cœur

Photographie prise par D. Fénaut le 13 avril 1886. Numéro d'inventaire : 886.0020.38 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo126205

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StHélier1

Stétienne

Église Saint-Hélier (XVe siècle)

Photographie prise par D. Fénaut le 17 février 1887, utilisée pour Au Pays de Rennes. Numéro d'inventaire : 887.0072.4 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo121284

Église Saint-Étienne (XIIIe siècle)

Cliché pris le 13 avril 1886 par D. Fénaut. Numéro d'inventaire : 935.0041.15 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo121281

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pdeJColombo

Palais de Justice, ancien palais du Parlement de Bretagne (M.H.)

La vue la plus probable pour avoir servi de modèle à ce dessin semble être celle de cette photographie prise par A. Colombo. Numéro d'inventaire : 956.0002.401 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo253511

Statues des pignons : La Loi, La Renommée (par Dolivet)

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IntPdeJ

Palais de Justice, intérieur de la salle du Parlement (Jacques Desbrosses, 1618, et Cormeau, architecte, 1634), peintures de Coypel)

La photographie de la maison Neurdein est la référence le plus probable pour ce dessin.

0011

ToussaintsCOLOMBO

Cath

SaintMelaineFENAUT

Toussaints (1624-1657)

Photographie prise par A. Colombo. Numéro d'inventaire : 956.0002.869 ; Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo292657

La Cathédrale (1787-1844)

L’auteur de cette photographie est anonyme, mais il est fortement probable qu’il s’agisse de D. Fénaut et que la vue date de 1889. Numéro d'inventaire : 2017.0000.1173 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo292490

Notre-Dame ou Saint-Melaine (XIe-XIIIe siècles)

Cliché par D. Fénaut daté de 1887. Numéro d'inventaire : 935.0041.17 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo121290

0012

IntCath

Intérieur de la Cathédrale

Il est certain que cette vue de l’intérieur de la cathédrale soit basé sur un cliché de la maison Neurdein.

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StSauveur

Église Saint-Sauveur (1728)

Cliché pris par D. Fénaut en 1887. Numéro d'inventaire : 887.0072.18 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo121315

Ancienne Église de Saint-Étienne (XVIIe siècle)

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Lices (2)

Place des Lices

Cliché daté de 1889 pris par D. Fénaut. Numéro d'inventaire : 935.0041.53 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo200858

Cour intérieure de l’Évêché

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Le Lycée

Photographie prise par A. Colombo. Numéro d'inventaire : 935.0041.80 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo203322

Lycée COLOMBO

AG école normale

Temple protestant

L’École normale de jeunes filles (Laloy, architecte)

La photographie a probablement été prise par A. Colombo. Elle a été utilisée pour illustrer une carte-postale éditée par Le Grand Bazar Parisien d’Alfred Guillemot en 1900.

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préfecture

palais Musées

La Préfecture (1849-1855)

Photographie prise le 27 avril 1886 par D. Fénaut. Numéro d'inventaire : 886.0020.33 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148482

Palais Universitaire, Faculté des sciences, Musées

Cliché pris en 1889 par D. Fénaut. Numéro d'inventaire : 935.0041.1 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo113264

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Hôtel de Ville (XVIIIe siècle), bâti par Gabriel

Le Théâtre

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Martenot

Caserne Saint-Georges (1670)

Photogravure obtenue à partir d’un cliché pris par A. Colombo. Numéro d'inventaire : 956.0002.821 ; Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo292540

Le Palais du Commerce (en construction)

Photogravure obtenue à partir d’un dessin de Jean-Baptiste Martenot (1828-1906) conservée au Musée Archéologique de Rennes au moment de la publication de Karl. Numéro d'inventaire : 887.0045.1 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148534

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Église Saint-Aubin (en construction), J.B. Martenot, architecte

Le cliché utilisé pour illustrer le Rennes Illustré guide de l’exposition de 1897 imprimé par Francis Simon est le document le plus proche pour obtenir le dessin de Karl.

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Leperdit ND

Statue de Le Bastard (Dolivet sculpteur)

Statue de Leperdit (Dolivet sculpteur)

Concernant les dessins des statues de Le Bastard et de Leperdit, comme pour les statues des pignons du palais de justice, il est difficile de trouver les clichés originaux ayant servi de modèles à Karl. Plusieurs possibilités s’offrent : d’une part, le sculpteur Emmanuel Dolivet (1854-1910) a distribué des photographies de ses œuvres suite à leurs inaugurations, ainsi le Musée de Bretagne conserve un cliché de la statue de Lerperdit offerte par Dolivet à Lucien Decombe (Numéro d'inventaire : 2017.0000.184 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo286966), ces photographies ont pu servir de références aux dessins ; d’autre part, Karl a dessiné les sculptures de Le Bastard et de Leperdit selon un angle qui rappelle celui des prises de vues des maisons Neurdein et Lévy.

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Serres

Promenade du Thabor, Carré Duguesclin, Colonne de Vaneau et Papu

La photographie dont de le point de vue correspond le mieux à ce dessin est celle utilisée pour illustrer une carte-postale de la maison Lévy.

Les serres du Jardin des Plantes

Photographie prise en 1887 par D. Fénaut. Numéro d'inventaire : 935.0041.18 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo121291

Le jardin public

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Vue Laennec

Le Canal d’Ille-et-Rance

Vue prise en 1886 par Désiré Fénaut. Numéro d'inventaire : 956.0002.631 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo255289

Vieille écluse de Saint-Hélier

C’est la « vue générale de Rennes prise du boulevard Laënnec » par D. Fénaut choisie pour Au Pays de Rennes qui a permis l’élaboration de ce dessin.

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Château de Coëtlogon

Photographie prise en 1886, probablement par D. Fénaut. Numéro d'inventaire : 886.0020.44 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo253364

coetlogon

Lillion

Cesson

Ferme de Lillion, sur la Vilaine

C’est la photographie utilisée par l’éditeur de cartes-postales Edmond Mary-Rousselière en 1903 qui offre le point de vue et les détails les plus proches du modèle de Karl. Cela permet d’affirmer que Mary-Rousselière a utilisé des photographies du début des années 1890 pour sa collection de cartes-postales. L’auteur est anonyme.

Cesson

Le modèle de ce dessin est la photographie prise par D. Fénaut et publiée dans Au Pays de Rennes.

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Boel COLOMBO

Le moulin du Boël, près Bruz

La photographie qui a servi de modèle à ce dessin a été prise par A. Colombo. Ce dernier la publie sous la forme de carte-postale après 1903.

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Ferme de la Prévalaye

Ce pont de vue de la Prévalaye est peu commun, pas de photographie correspondante dans les collections du Musée de Bretagne.

Le chêne d’Henri IV, près Rennes

La photographie la plus proche ayant pu servir de modèle à ce dessin aurait été prise en 1889. L’auteur est anonyme. Numéro d'inventaire : 956.0002.476 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo253895

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Chateaugiron

Château de Chateaugiron

Le modèle de ce dessin est la photographie prise par Georges Fontaine pour Au Pays de Rennes.

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Beauvais

Chapelle de N.D. de Beauvais près de Janzé

La photographie ayant servi de modèle à ce dessin a été publiée dans la Notice historique sur la chapelle de Notre-Dame de Beauvais et les recteurs du Teil de Bretagne avec quelques notes sur le clergé, la Paroisse et la Châtellenie par l’Abbé Hyacinthe Forget en 1907.

Janzé- L’église

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Bords de la Vilaine, près de Bruz

Menhir de la Roche aux Fées, près Janzé

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Chantepie

Chantepie – église et cimetière

Le modèle du dessin est basé sur le cliché pris par G. Maruelle pour Au Pays de Rennes.

Servon – Le château

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Saint-Sulpice-la-Forêt – Deux vues des ruines de l’Abbaye (XII-XVe siècles)

La première vue est clairement inspirée de cette photographie dont l’auteur n’est pas connu. Numéro d'inventaire : 952.0011.2163 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo254084

Hutte de sabotier dans la forêt de Rennes

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CHEVRE Fenaut 1

Chevré – gentilhommière (1610) appelée la Porte, convertie en ferme

Liffré – ancien pont

En 1894, D. Fénaut participe à un concours organisé par le Journal des voyages et des aventures de terre et de mer, il remporte le premier prix grâce à une vue du pont de Chevré[29] qui sert de modèle à Karl.

Chevré Fenaut texte

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Mélesse – porche de l’église (XVe siècle)

Peu de photographies offrent un angle identique à celui du dessin de Karl mis à part cette photographie dont l’auteur reste anonyme. Numéro d'inventaire : 2017.0000.1089 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo226051

Melesse

Noyal-sur-Seiche – L’église

Chatillon-sur-Seiche

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Bouessay

Intérieur des ruines du château de Bouessay (XVIe siècle), près Sens

Comme pour beaucoup des photographies des alentours de Rennes, l’auteur du cliché des ruines de Bouessay est inconnu. Numéro d'inventaire : 952.0011.2170 ; Permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo254124

Ruines du château d’Aubigné

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HédéBARMAY

Hédé – Portail de l’église

Pour l’illustration du tome 2 du Département d’Ille-et-Vilaine de Paul Banéat, Charles Barmay (Rennes, 5 décembre 1909 – 28 juillet 1993) dessine selon le même modèle que Karl la porte ouest de l’église d’Hédé.

Place de l’église

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Hédé – Vue générale des ruines du château

Quelques cartes-postales d’Hédé ont été imprimées par les Imprimeries Réunies de Nancy, dont une des ruines du château dont le point de vue correspond parfaitement au dessin de Karl. L’auteur du cliché est inconnu.

Les Tertres – Vue prise du château de Hédé

L’iconographie du France-Album de Rennes est utilisée par Orain en 1904 dans son guide illustré de Rennes et ses environs publié chez Bahon-Rault[30]. Elle est même maintenue dans la réédition revue et complétée de ce guide par Ernest Rivière en 1925.

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De l’album souvenir à la carte-postale photographique

Les albums de Karl sont des volumes où l’image est première et où le texte n’a qu’un rôle d’introduction. En 1897, Binda et Colombo publient un album exclusivement consacré à l’image photographique grâce au procédé photomécanique de la phototypie qui permet une reproduction satisfaisante et à bon marché. L’album de douze phototypies est imprimé par les phototypographes Émile Delagrange (1869 - après 1906) et Léon Magnus (1860-1916), 10 rue Granvelle à Besançon[31]. Dès sa création en 1896, l’atelier photographique Delagrange et Magnus se spécialise dans la reproduction d’objets en tous genres, l’illustration d’ouvrages et la publication par la phototypie, plus particulièrement les cartes postales avec vues et les albums touristiques.

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Une partie de l’iconographie de l’album de Binda est reprise dans l’album de 38 phototypies Rennes. Grand Bazar Parisien & Nouvelles Galeries 7 & 9, rue Rallier 10, place St Michel également imprimé par Delagrange et Magnus qui fournissent en parallèle une série de cartes-postales légendées en rouge sans nom d’éditeur. Les légendes des photographies de l’album du Bazar sont plus développées que dans l’album Binda.

Certains des clichés sont par la suite utilisés pour les toutes premières cartes postales « A.G. » dès 1900.

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De son côté, A. Colombo commence à éditer entre 1898 et 1899 la série de cartes-postales signées « B.- A.C. Succ., édit. Rennes » pour « Binda – Ange Colombo successeur, éditeur à Rennes ».

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Des clichés de Colombo et Fénaut édités dans le guide de 1892 ou ayant servi de modèle à Karl sont utilisés pour l’iconographie de l’ouvrage Rennes Illustré guide de l’exposition de 1897 imprimé chez Francis Simon pour « faire connaître au loin l’histoire, l’importance, les curiosités, les avantages de notre Ville, et apporter ainsi un modeste tribut à sa grandeur et à sa prospérité »[32].

Rennes 1897

Après 1900, des photographies de Fénaut et de Colombo sont de nouveau publiées sous la forme de cartes-postale par Léon Warnet (Nogent l'Abbesse, 20 avril 1871 - Pont Mousson, 16 juin 1916)[33].





[1]« La Société Photographique, fondée à Rennes, le 13 Juin 1890, ne ressemble pas à tant d’associations qui, hormis sur leurs papiers où elles grouillent, sont mortes. Elle n’a pas un an d’existence que, bien vivante déjà, elle a tenu à se prouver telle par ses œuvres. » Louis Tiercelin (1846-1915), Au pays de Rennes, Rennes, Hyacinthe Caillère, 1892, préface.

[2][2] « Programme du concours pour l’illustration par la photographie d’une œuvre littéraire », in Bulletin de la Société Photographique du Nord de la France, n°10, décembre 1890, p.146-148.

[3] Orain (A.), Au pays de Rennes, Rennes, Hyacinthe Caillère, 1892, p. III. Le sujet est abordé dans Chmura (S.), « Alfred Guillemot l'éditeur des cartes postales "A.G." de Rennes », in cartes-postales de Rennes ou d'ailleurs, octobre 2017, http://cartes-postales35.monsite-orange.fr

[5] Orain (A.), Géographie pittoresque du département d'Ille-et-Vilaine - Histoire et Curiosités des 357 communes - Personnages célèbres, Littérateurs, Poètes, Artistes, etc. - Agriculture, Commerce, Industrie, Rennes, Imprimerie Alph. le Roy fils, 1882. Préface par A. Vétault, illustrations d'après Théophile Busnel, Henri Saintin, Tancrède Abraham, Albert Philippon, Édouard Vaumort et H. Arondel, 13 planches et cartes hors-texte, une grande carte dépliante.

[8] « Concours illustratif de la société de Rennes », in Bulletin de la Société Photographiquedu Nord de la

France, n°9, septembre 1891, p.110-11.

[9] Le Glaneur breton : bulletin périodique illustré de bibliographie & d'iconographie bretonnes , juillet 1891, p.351.

[10] Boulouch (N.), André (L.), Inventer un regard Rennes et la Bretagne à travers les collections de la Société Photographiquede Rennes 1890-1976, Rennes, PUR, p. 13.

[11] Camille Lenormand, professeur de chimie analytique et de toxicologie à l’École de Médecine et de Pharmacie de Rennes est né à Sainte Gauburge-sur-Rille le 16 avril 1861. Il est le fils de Louis Vital Lenormand, instituteur et maître de pension et d’Armandine Léonore Marcigucy. Il décède à Rennes le 6 mars 1939

[12] Henri Léonard Émile Marinier (Châteaugiron, 19 avril 1865 – Rennes, 14 avril 1930), capitaine territorial au 7e régiment d’artillerie, puis Conseiller à la Cour d’Appel, fils d’Émile Charles Jean Marinier (Brest, 25 janvier 1835 - ?), receveur de l’Enregistrement et des Domaines et d’Alix Marie Hyacinthe Turin (Saint-Rémy, 6 octobre 1845- ?).

[13]Jacques Désiré Fénaut, dit Désiré Fénaut, (Saint-Thierry, 8 septembre 1832- Rennes, 25 octobre 1909) voir Chmura (S.), « À propos de trois clichés pris à l’Exposition de l’Industrie et du Commerce de Rennes en 1887 »,http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr/page-5b86b879b6f22.html

[14] Mathurin Le Michel (Saint-Vran, 1er octobre 1830 – Rennes ?, vers 1913), photographe professionnel voir Chmura (S.), « À propos de trois clichés pris à l’Exposition de l’Industrie et du Commerce de Rennes en 1887», Images, représentations et patrimoine de Rennes, août 2018, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr

[15]François Gustave Henry Maruelle, négociant, est né à Rennes le 12 janvier 1842. Il est le fils de Gérasime Léopol Maruelle (Alençon, 18 août 1812- Rennes, 17 juin 1865), marchand, et de Claire Rose Sophie Chochon (Champsecret, 27 mars 1819 – Rennes, 30 janvier 1905). Gustave Maruelle se marie à Château-Gontier le 14 septembre 1875 avec Louise Marie Françoise Boulais (Château-Gontier, 20 février 1855- ?), fille d’Isidore Boulais et Rosalie Renée Pitet.

[16]Alfred Savary, juge de paix, est né à Rennes le 14 juillet 1862. Il est le fils de Théophile Savary (vers 1831, Romazy, 20 août 1895), notaire honoraire, et de Sidonie Anne Beillard (vers 1838- Cesson-sévigné, 31 octobre 1913). Il décède à Rennes le 28 mars 1905, il est inhumé à Romazy.

[17]Georges Marie Eugène Fontaine, clerc de notaire, gérant de biens, expert auprès des tribunaux, est né au Havre le 8 novembre 1857. Il est le fils de Jules Fontaine (Le Havre, 25 juin 1826 – 17 décembre 1912), épicier puis courtier de commerce, et d’Emma Amandine Capon dit Desleste (Rouen, 19 avril 1827 – Le Havre, 13 janvier 1874). Georges Fontaine se marie le 30 mars 1907 à Toulon avec Marie Rose Craisson (Toulon, 11 mai 1872 – Paris, 12 octobre 1970), fille de Joseph Barthélémy Craisson (Toulon, 1er mars 1841-3 décembre 1888), négociant en draps et cuirs et de Joséphine Victoire Brot (Toulon, 10 juin 1845-Grace, 9 janvier 1902). Il décède à Rennes le 10 janvier 1927, mais est enterré au cimetière central de Toulon. Il a longtemps été président de la société photographique. Il a également été président du Syndicat d’Initiative de Rennes et de sa région, dont il était un des animateurs. Il a d’ailleurs rempli un temps les fonctions de délégué du Touring-Club de France. Sa nécrologie le décrit comme « un homme courtois, affable, toujours empresséà rendre service, sans mesurer jamais son dévouement, se prodiguant de la façon la plus désintéressée à tous ceux qui pouvaient se trouver dans l’embarras »[17].

[18] Sur Charles Géniaux, voir Prod’homme (L.), Charles et Paul Géniaux. La photographie, un destin, catalogue de l’exposition présentée au Musée de Bretagne du 18 octobre 2019 au 26 avril 2020, Éditions Locus Solus, 192 p.

[19]L’univers Illustré, 30 mars 1895, p. 203.

[20]L’univers Illustré, 30 mars 1895, p. 203.

[21] Revue de géographie, janvier 1896, p. 73.

[22]L’univers Illustré, 30 mars 1895, p. 203.

[23] Le Pays, 19 février 1895.

[24] La Société Maréchal et Monturier, 16 passage des Petites Écurie, est liquidéele 1er octobre 1897, Maréchal continue seul, in Le Bulletin de la presse française et étrangère : organe professionnel des publicistes, 6 octobre 1897, p. 199 et Journal des papetiers en gros et en détail, des imprimeurs et des libraires, des relieurs et des cartonniers, 1er octobre 1897, p. 521.

[25] Le Pays, 19 février 1895.

[26] Revue de géographie, janvier 1896, p. 73.

[27] Sur les sociétés Neurdein et Lévy voir Chmura (S.), « La Bretagne au stéréoscope : de la carte-stéréo à la carte postale stéréoscopique », cartes-postales35.monsite-orange.fr/page-5b1bcd10dce11.html

[28] Ange Balthazar Tobie Colombo, opticien, est né à Milan le 14 novembre 1868. En 1886, il est employé 5 rue Nationale par l’opticien François Antoine Binda (Lodi, 9 janvier 1853- Rennes, 15 novembre 1913). Vendeurs de fournitures photographiques, les deux hommes deviennent membres actifs de la Société Photographiquede Rennes en 1892. Colombo décède à Rennes le12 avril 1920.

[29] Journal des voyages et des aventures de terre et de mer, janvier 1895, p. 280.

[30] Orain (A.), Rennes et ses environs. Guide illustré, Rennes, Bahon-Rault, 1904, XXIV-216 p.

[31] Léon Charles Magnus, phototypiste et industriel, est né à Besançon le 18 mai 1860. Il est le fils d’Edmond Charles Frédéric Magnus, fourreur (Besançon, 29 juin 1833 – 26 juillet 1905) et Victorine Titeux (Auxonne, 20 avril 1842- après 1911). En 1880, il travaille avec son pèrecomme pelletier. En 1883, il est employé de banque. En 1896, il quitte son emploi d’employé de bureau pour créer la maison Delagrange et Magnus. Le 1er décembre 1905, la société est dissoute (Archives commerciales de France, journal hebdomadaire, 20 décembre 1905, p. 1602) et Delagrange continue seul le métier de phototypographe. Il décède après 1916.

Charles Émile Georges Delagrange, dit Émile Louis Delagrange, imprimeur phototypiste, est né à Beaucourt le 24 novembre 1869. Il est le fils de Charles Joseph Delagrange (Etupes, 28 mars 1841 - entre 1887 et 1896), typographe à Beaucourt, puis libraire à Besançon (1868) imprimeur lithographe et typographe au 7 rue Morand à Besançon à partir du 6 juillet 1872, et Marie Catherine Julie Louys, imprimeur (Beaucourt, 6 juillet 1848 - après 1901). En 1889, il exerce le métier de graveur sur pierre. En 1894, il devient sociétaire de la Société Photographique Bisontine. Il décède après 1916.

[32] Rennes Illustré guide de l’exposition de 1897, Rennes, Francis Simon, 1897, p. VI.Chmura (S.), « Francis Simon, né François Olivier Noël (1860-1937) », in Cartes postales de Rennes et d'ailleurs, septembre 2014, http://cartes-postales35.monsite-orange.fr

[33] Chmura (S.), « Les cartes-postales rennaises Warnet-Lefèvre », https://cartes-postales35.monsite-orange.fr/page-5e0f58716bc6d.html