LE VIEUX RENNES 

DE THÉOPHILE BUSNEL

Les images sont encore trop souvent considérées comme de simples illustrations, des agréments qui viennent corroborer l’écrit. Pourtant, elles sont des sources historiques à part entière, comme le prouve l’analyse des corpus d’images rennaises du collectionneur Émile Richier (Rennes, 23 août 1869 – 18 juillet 1954)[1] ou du photographe Théophile Goupil (Rennes, 15 août 1827 – 15 mars 1895)[2]. C’est également le cas de l’étude des dessins de Théophile Busnel, « un artiste breton méconnu »[3], révélatrice de l’histoire des transformations de Rennes, de la recherche érudite sur les quartiers anciens et de la formation des fonds iconographiques des collections du Musée de la ville à la fin du 19ème siècle.

N.B. : L'accès à ces pages est libre et gratuit, mais les règles qui régissent l'édition concernant le droit de citation sont valables ici aussi ! Les textes et les images qui lui sont empruntés devraient être suivis de la mention Chmura Sophie, «Le Vieux Rennes de Théophile Busnel », Images, représentations et patrimoine de Rennes, mis en ligne le 5 mai 2019, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr, consulté le .

Cet article contient des images issues des collections du Musée de Bretagne, de la Bibliothèque de Rennes Métropole les Champs-Libres et des Archives Municipales de la ville de Rennes

BUSNEL Théophile Jean Marie (1843-1918)

Chef de section des chemins de fer de l’Ouest, dessinateur, illustrateur.

Né à Pontorson le 19 juillet 1843, fils de Louis Julien François Busnel, menuisier (Pleine-Fougères, 5 fructidor an XIII - Rennes, 29 novembre 1873) et Adelaïde Marie Julienne Lefrançois (13 prairial an XIII - Rennes, 29 février 1852), mariés à Pleine-Fougères le 13 juillet 1830.

Marié à Rennes le 24 avril 1872 avec Marguerite Butaut/Butault, tailleuse (Rennes, 6 mars 1850 – Saint-Briac-sur-Mer, janvier 1940), fille d’Ange Gabriel Butaut/Butault (Rennes, 13 novembre 1817 – après 1873), fabricant de soufflet et Aimée Jeanne Marie Perronnerie (Saint-Aubin-des-Landes, 2 avril 1820 - ?), femme de chambre, mariés à Livré-sur-Changeon le 18 juin 1843.

D’où 1°) Marguerite Marie Louise Busnel (Rennes, 19 février 1873- ?) ; 2°) Marie Françoise Busnel (Rennes, 24 avril 1874- ?) ; 3°) Anna Julie Busnel (Rennes, 5 août 1875- Plougastel-Daoulas, 4 février 1967), mariée avec Jules Albert Désiré Laurent ; 4°) Madeleine Busnel (Rennes, 24 septembre 1876- ?) ; 5°) Thérèse Marie Busnel (Rennes, 14 février 1878- Saint-Briac-sur-Mer, 12 avril 1970), mariée à Saint-Briac-sur-Mer le 19 mai 1908 avec Dominique Blanchard (1883-1934) ; 6°) Jean Théophile Marie Busnel (Rennes 13 février 1879 - ?) ; 7°) Théophile Hyacinthe Busnel (Rennes, 21 décembre 1882 – Saint-Briac-sur-Mer, 5 septembre 1908), marié à Montréal Québec le 18 juin 1906.

Décédé à Saint-Servan, le 11 septembre 1918.

Théophile Busnel débute sa carrière de dessinateur aux chemins de fer de l’Ouest. L’un de ses premiers dessins mentionné a pour sujet le déraillement du 22 avril 1864 du train express n°3 entre Saint-Pierre-La-Cour et Vitré. Trois ans plus tard, la société archéologique d’Ille-et-Vilaine fait appel à lui pour la première fois. Lors de la séance du 11 juin 1867, après que le président de la Société, Arthur de la Borderie (Vitré, 5 octobre 1827-17 février 1901), ait interpellé ses confrères sur la situation financière du projet de restauration de la verrière et du porche méridional de la cathédrale de Dol, diverses observations sont échangées au sujet des peintures de l’église du Mont-Dol. Considérant « qu’une restauration de ces peintures est impossible ; que leur conservation totale ou partielle ne serait guère plus facile, et ne peut d’ailleurs se concilier avec les mesures prises par M. le curé pour la restauration intérieure de son église », qu’en outre, « ni la valeur artistique, ni même l’intérêt historique de ces peintures ne paraissent suffisants pour justifier les sacrifices qu’exigerait leur conservation »[4], les sociétaires décident de ne pas émettre de vœux pour leur conservation. Par contre, ils sont intéressés à l’idée de faire un croquis des fresques, de le faire lithographier et de l’insérer dans le prochain volume des Mémoires. C’est Ludovic Hamon (Niort, 17 novembre 1838 – Ercée-en-Lamée, 7 octobre 1915), libraire rues d’Orléans et Coëtquen[5], membre depuis 1866, et le docteur Adolphe Toulmouche (Nantes, 18 mars 1798- Rennes, 13 juin 1876), membre titulaire fondateur, professeur à l’école de Médecine[6], qui indiquent le dessinateur qui peut se charger de ce travail, moyennant le paiement de ses frais de voyage et une indemnité s’il réussit. Un crédit de 100 fr. est voté à cet effet. Les dessins de Busnel sont publiés à la fin du bulletin imprimé en 1875 (tome 9). Ils sont décrits dans l’article de Sigismond Ropartz (Guingamp, 9 mars 1824 – 18 avril 1878)[7] sur les « anciennes peintures murales du Mont-Dol ». Ropartz précise que les fresques, les premières de ce genre découvertes dans le département, étaient dissimulées sous un badigeon et que les fragments, déjà bien mutilés, ne pouvaient être utilisés dans la restauration moderne, c’est pourquoi « la Société Archéologique d’Ille-et-Vilaine s’empressa d’en faire relever les débris encore visibles par M. Busnel, dessinateur consciencieux et habile. Le travail de M. Busnel a été très-fidèlement lithographié par M. Paillard fils, membre de la Société archéologique »[8]. Aristide Marie Paillard (Vitré, 20 janvier 1831 - Rennes, 22 décembre 1899) était artiste-peintre, alors domicilié 6 rue Leperdit à Rennes[9]. Il était le fils d’Aristide Paillard (Nantes, 3 messidor An VIII /22 juin 1800 - Rennes, 29 mai 1880), conservateur au Musée de Rennes, également artiste-peintre.

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Bulletin de la Société d’archéologie d’Ille-et-Vilaine, planches hors texte.

Voir également dans les collections du Musée de Bretagne : http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=paillard+dol

Au début des années 1870, Busnel est recensé 4 place de la Halle aux Blés à Rennes. En 1872 et 1873, il reçoit des commandes pour illustrer des textes du poète Auguste Brizeux (Lorient, 12 septembre 1803 – Montpellier, 3 mai 1858) et en 1874, il crée des scènes de genre du Morbihan. C’est cette année-là, qu’il commence à faire des dessins et des fac-similés ayant pour thème Rennes. Il s’agit de travaux pour Lucien Decombe (Rennes, 4 février 1834 – 14 décembre 1905), chef du 1er bureau à la mairie de Rennes, qui vient d’intégrer la Société d’archéologie d’Ille-et-Vilaine. Les premières demandes de Decombe ont un rapport avec ses recherches sur Rennes au 18ème siècle et sont des copies ou des dessins inspirés des estampes de Jean-François Huguet (Rennes, 29 décembre 1679 – 7 juillet 1749)[10]. Busnel s’impose vite comme un spécialiste pour reproduire l’œuvre de l’architecte et en 1882 le Musée archéologique lui commande un fac-similé[11] de l’aquarelle originale de L’incendie de Rennes en 1720, œuvre qui appartient à l’église Saint-Aubin de Rennes[12].

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Collections du Musée de Bretagne : ORIGINAL / DU / VOEUX FAYT / A NOTRE DAME DE BONNE NOUVELLE PAR LES HABITANS DES LICES / rvë St LOUIS PORTES St MICHEL PLACE Ste ANNE PRESERVEE DE / L'INCENDIE DU 22 DECEMBRE JUSQU'AU 30 L'ANNEE 1720 / Huguet jn. & fecit 1721, numéro d’inventaire 882.0033.1, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo121258

Decombe, qui va s’évertuer pendant près de vingt ans à cataloguer les réalisations de J.-F. Huguet[13], fait copier toute œuvre de l’architecte n’appartenant pas aux collections du Musée de la ville par Busnel afin d’enrichir le fonds iconographique sur Rennes, comme l’« Elevation du projet d’un Orloge Public et de Trois fontaines qu’on peut bâtir Dans le Milieu de la place Neuve de Rennes par Huguet fils, Architecte, 1729 », document d’architecture conservé aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine sous la côte C308 (aujourd’hui C308/1)[14].

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Collections du Musée de Bretagne : Rennes projet de tour de l'horloge, numéro d’inventaire 2016.0000.3240, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo286892

Plus important, Busnel reproduit des documents dont il est impossible de dire si les originaux existent toujours comme la « Vüe du Jardin de Monseigneur le 1er Présideznt du côté du Midy et Couchant Dessiné par le Sr Huguet, architecte, l’un des Ingénieurs du rétablissement de Rennes et de la reformation du Domaine du Roy A Rennes, le 26 novembre 1737 » qui appartenait à la famille de Coniac[15].

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Collections du Musée de Bretagne : Rennes vue du jardin de Monseigneur le Premier Président, numéro d’inventaire 899.0023.1, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo117947

À propos d’archives du 18ème siècle, Busnel fait même une reconstitution de la Tour de l’Horloge détruite suite à l’incendie de 1720 à partir d’un dessin à la plume, encre de chine, lavis et gouache découvert par Paul de La Bigne Villeneuve (Rennes, 31 août 1813 – 21 février 1899)[16] et aujourd’hui conservé aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine sous la côte 1FiRennes67.

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Collections du Musée de Bretagne : La grosse horloge et la chapelle Saint James, numéro d’inventaire : 883.0003.1, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo221047

Par la suite, Busnel reçoit de nombreuses commandes du Musée de la ville car en 1876 Decombe devient un collaborateur bénévole du Musée archéologique. Quand le conservateur Auguste André (Limoges, 28 germinal an XII / 17 avril 1804 – Rennes, 23 novembre 1878) décède, Decombe se voit confier l’intérim du musée. Et même s’il démissionne de cette fonction le 23 août 1879, le maire de Rennes, Pierre Martin (Rennes, 14 avril 1816 – 3 avril 1894), le nomme définitivement conservateur le 4 novembre 1879. La fin des années 1870 s’avère particulièrement prolifique pour Busnel. Il travaille régulièrement pour la société archéologique d’Ille-et-Vilaine, le plus souvent grâce à Lucien Decombe pour qui il illustre l’ouvrage Excursion à Saint-Briac[17].

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EXCURSION A SAINT-BRIAC (Ille-&-Vilaine) L'alignement mégalithique de la Croix-des-Marins GROUPE DE LA HOULE (Côté Est), numéro d’inventaire 2017.0000.1478, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153965

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EXCURSION A SAINT-BRIAC (Ille-&-Vilaine) L'alignement mégalithique de la Croix-des-Marins GROUPE DU PORT-DE-LA-GARDE (Extrémité Nord-Est), numéro d’inventaire 2017.0000.1487, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153955

Force est de constater au fil des comptes rendus de la société d’archéologie que Decombe accorde énormément d’intérêt au travail des dessinateurs, peut-être même plus qu’à celui des photographes. Lors de la séance du 11 mars 1879, Hippolyte Vatar (Rennes, 25 décembre 1808 – 29 août 1893)[18], appelle l’attention des membres de la société sur les vestiges de l’ancienne chapelle Notre-Dame de la Cité à Rennes que des démolitions ont mises à découvert[19] : les façades sud et ouest laissent alors apparaitre un appareil en feuille de fougère de l’époque gallo-romaine. Vatar propose de « photographier les parties encore distinctes de cet ancien édifice »[20], mais Decombe fait « remarquer qu’une reproduction photographique des vestiges dont il s’agit serait difficile et peu satisfaisante » et qu’il vaudrait mieux « faire faire des dessins des parties principales »[21]. Dans un autre cas, toujours durant le mois de mars 1879, les sociétaires suivent avec intérêt les délibérations d’une commission préfectorale ayant pour but d’examiner la question de la conservation de l’abside de l’église de Guignen, un des rares spécimens de l’architecture romane dans le diocèse. L’architecte du département,Charles Louis Langlois (Paris, 27 août 1811-Rennes, 21 septembre 1896), « désireux de conserver au moins les souvenir de cet intéressant monument, s’est adressé à un photographe, M. Marie [[22]], qui se chargerait d’en tirer deux ou trois épreuves, sous différents aspects, pour le prix de 300 fr. »[23]. Lors de la séance du 8 avril, les membres de la société archéologique accepte cette proposition « en principe »[24]. Mais quand la destruction de l’abside est officiellement annoncée, Lucien Decombe « propose d’en faire exécuter trois dessins par M. Busnel, dont le talent est connu à Rennes. Cette proposition est adoptée »[25]. Les dessins ont été déposés au Musée de la ville.

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Tombeau de Jean de Saint-Amadour, Guignen, numéro d’inventaire 2017.0000.695, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo154002

Il ne s’agit pas là de la seule mission patrimoniale que Decombe réussit à confier aux soins et à la diligence de Busnel. Lors de la séance du 11 février 1879, il présente aux sociétaires « plusieurs vues de maisons anciennes de Rennes, dessinées à la plume par M. Busnel, sur la commande de M. le maire, pour le Musée de la ville »[26]. Si cette série de dessins, connus sous le titre des « vieilles maisons de Rennes »[27], vient compléter la galerie d’iconographie bretonne du Musée archéologique inaugurée en mars 1877[28], sa réalisation a surtout été poussée par les transformations que devaient connaître les quartiers historiques de Rennes. Une partie des dessins montrent des façades, sur rue ou sur cour, et des escaliers pittoresques du vieux Rennes toujours visible aujourd’hui, mais une grande part dévoilent des lieux aujourd’hui détruits ou fortement transformés à la fin du 19ème ou au tout début du 20ème siècle lors d’importants travaux d’urbanisme. La plus grande partie de cette série occupe Busnel de la fin des années 1870 au milieu des années 1880. Quelques variantes sont créées pour l’illustration d’ouvrages.

Un premier ensemble de dessins concerne la place Sainte-Anne et le sud de la rue d’Antrain, lieux alors voués à être modifiés par la construction de la basilique Saint-Aubin en Notre-Dame de Bonne Nouvelle. En 1865, le conseil de fabrique et le curé de Saint-Aubin saisissent le maire Armand Robinot de Saint-Cyr (Lanvallay, 12 septembre 1790 – Rennes, 2 avril 1867) et le conseil municipal afin de bâtir une nouvelle église paroissiale. Mais c’est sous la municipalité de Pierre Martin, maire de 1871 à 1879, que les plans d’implantation, de réorganisation de l’espace de la place et d’alignements adjacents sont produits. Le plan général dressé en 1875 par l’architecte de la ville Jean-Baptiste Martenot (Saint-Seine-l'Abbaye, 26 juillet 1828- Rennes, 30 mars 1906) montre clairement l’implantation de l’église au nord de la place[29] avec une orientation déterminée par le projet de la percée du Champ-Jacquet et le prolongement de la rue Saint-Melaine. La percée du Champ-Jacquet, sur un axe nord-sud, avait été initialement conçue dans le cadre d’un projet de modification de la traverse urbaine et figure, comme la démolition partielle de l'îlot de l'ancienne église Saint-Aubin, au nombre des travaux votés entre 1855 et 1861 par la municipalité d’Ange Prosper de Léon des Ormeaux, dit Ange de Léon (Rennes, 15 septembre 1807-11 octobre 1873).

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Collections du Musée de Bretagne, Martenot (J.-B.), reconstruction de l'église Saint-Aubin, 1875, numéro d'inventaire : 2016.0000.3394, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo121991

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Collections du Musée de Bretagne, PLAN DE LA VILLE DE RENNES avec indication des travaux exécutés depuis 1855, sous l'administration de M. A. DE LÉON en voie d’exécution au 1er mai 1861, ou votés par le Conseil Municipal, numéro d'inventaire : 2018.0000.1241, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo280342

Busnel Anne

Détail du plan de Rennes publié par Oberthür en 1877, conservé aux Archives de Rennes 1Fi82

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1.Le carrefour et l’église Saint-Aubin

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3500, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153912

L’édifice de Saint-Aubin est abattu en 1904.

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2.Le contour Saint-Aubin et la maison Leperdit

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.3852, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo152955

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3.Les maisons numéros 13 et 14 place Sainte-Anne

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3313, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153891

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4.Cour 13 place Saint-Anne

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 886.0004.6, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo222292

Même si la percée du Champ-Jacquet n’a jamais été exécutée, les maisons 13 et 14 ont aujourd’hui disparus suite à un incendie en 1901.

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5.La place Sainte-Anne et la rue Pont-aux-Foulons

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3312, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo114157

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6.La cour des Quatre Vents rue d'Antrain

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 878.0026.7, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148181

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7.Une maison rue d’Antrain

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 886.0004.5, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148457

Cette maison n’est pas identifiée. La notice du dessin précise qu’elle a été détruite en 1885. Il est possible qu’il s’agisse d’une des bâtisses situées du côté impair de la rue.

Avant le percement de la rue Motte-Fablet en 1783, la rue d’Antrain aboutissait directement place Sainte-Anne. La nouvelle communication directe avec le centre de la ville, couplée à la construction du nouvel Hôtel-Dieu entre 1855 et 1858, oblige à améliorer les traverses du faubourg. Un plan d’alignement et d’élargissement de la rue d’Antrain est dressé en 1875.Pendant toute la fin du siècle, les expropriations se succèdent.

Busnel fbg

Détail du plan de Rennes publié par Oberthür en 1877, conservé aux Archives de Rennes 1Fi82

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8.7 rue de la Motte-Fablet cour

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.4581, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153173

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9.L’auberge de la Tête Noire 37 rue d’Antrain

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 880.0041.10, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148160

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10.Café de la Tête Noire, deuxième version

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3058, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153909

L’auberge de la Tête Noire était située entre la rue d’Antrain et la ruelle Saint-Martin désignée sous le nom de rue Saint-Martin dès 1903, suite à son élargissement jusqu’au pont Saint-Martin[30]. La construction de l'Hôtel-Dieu déclenche également des projets de développement du tissu dans le secteur de la rue Basse, actuelle rue de Dinan où se trouve l’ancienne église Saint-Étienne. Plusieurs habitations et jardins, en particulier des maisons de plaisance sur le côté ouest de la rue le long de l’Ille, disparaissent dès 1880.

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11.Pont Saint-Martin

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 878.0026.8, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153174

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12.Vieille maison en bois au pont Saint-Martin, deuxième version gravée par Albert Fernique (Paris, 30 juin 1841 – 19 septembre 1898)[31] pour la Géographie pittoresque d’Orain (Bain-de-Bretagne, 19 avril 1834 – 27 avril 1918)[32].

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 878.0026.9, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo154257

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13.Près du Pont Saint-Martin

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.4580, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153175

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14.Vue prise de la rue Basse, reproduction de la gravure de Monthuchon[33]

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 901.0002.1, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo149878

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15.Église Saint-Étienne

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3327, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo121279

Les dessins de la rue Basse et de l’église Saint-Étienne sont présentés aux membres de la société d’archéologie d’Ille-et-Vilaine par Decombe le 12 février 1901[34].

La construction du Nouvel Hôtel-Dieu avait été rendue indispensable car la construction des quais de la Vilaine, déclarée d’utilité publique le 22 juillet 1840, obligeait la destruction de l’ancien hôpital rue Saint-Yves. En 1846 la rivière coule dans son nouveau lit, mais les travaux ne sont pas pour autant achevés, la ville ne pouvant détruire l’hôpital Saint-Yves avant de disposer du nouvel édifice. Busnel montre les éléments architecturaux remarquables encore visibles rue Saint-Yves à la fin des années 1870 après la construction du quai et la destruction de l’hôpital, à savoir le couvent des Calvairiennes de Cucé et les maisons situées aux numéros 6 et 8, déjà photographiées par Théophile Goupil (Rennes, 15 août 1827 – 15 mars 1895) en 1857[35].

Busnel cité

Détail du plan de Rennes publié par Oberthür en 1877, conservé aux Archives de Rennes 1Fi82

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16.La rue Saint-Yves

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 880.0041.2, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148152

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17.Cour du Cartage

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3071, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo114162

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18.Rue Saint-Yves 6-8

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 878.0026.12, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148184

Outre la rue Saint-Yves, Busnel représente quelques maisons des vieilles rues de la ville Haute. En 1867, de La Bigne Villeneuve expliquait que la rue Saint-Yves, les rues des Dames, des Lauriers, du Chapitre et Saint-Sauveur avaient conservé des vestiges de la physionomie du moyen âge, mais que « les maisons qui les bordaient ont été en grande partie renouvelées ; toutefois, quelques-unes ont conservé un certain cachet et remontent à des dates reculées »[36]. En effet, les bâtiments du quartier sont presque tous alors grevés d’alignement. Depuis 1827, l’élargissement et le redressement des anciennes rues sont considérés comme urgents et la règlementation interdit aux propriétaires toute réparation et consolidation de leurs maisons[37], beaucoup sont donc insalubres, quand elles ne menacent pas ruine.

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19.Maison 1 rue de la Psalette

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3501, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153872

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20.Rue du Chapitre escalier dans la cour du n°5

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.1570, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153890

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21.Maison de Bertrand Du Guesclin rue Saint-Guillaume

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 878.0014.1, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148171

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22.Vieille maison de la rue Saint-Guillaume, deuxième version gravée par Albert Fernique pour la Géographie pittoresque d’Orain.

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 888.0005.43, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148717

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23.Entrée de la maison de Du Guesclin

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.4579, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo114159

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24.Rue des Dames

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.1572, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo114161

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25.Maison de l’Oratoire

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.1571, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo115998

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26.Escalier 22 rue Saint-Georges

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.4044, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo114160

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27.Rue Saint-Georges hôtel de la Moussaye

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.4578, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153871

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28.Place des Lices

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3235, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153907

Lors du Conseil Municipal daté du 5 octobre 1892, la ville de Rennes prévoyait d’acquérir et d’exproprier les maisons numéros 1, 3, 13, 15, 2, 4, 6, 10 du carrefour Jouaust et 5 rue Salle-Verte[38], afin« de donner à la voie publique sa forme définitive en modifiant à demeure les alignements et le nivellement qui sont […] très défectueux »[39].

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29.Carrefour Jouaust et église Saint-Étienne

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 880.0041.3, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148153

Comme dans la vieille cité et au carrefour Jouaust, plusieurs maisons de la ville Basse sont vouées à disparaître pour des raisons d’alignement ou de salubrité. En 1861, la municipalité Ange de Léon avait réfléchi à rectifier l’alignement de la place de la Halle aux Blés et de la rue Vasselot[40].

Busnel sud

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30.Place de la halle aux blés

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3220, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153171

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31.La cour des Carmes rue Vasselot

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 878.0026.3, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148176

Le plan d’alignement de la rue Saint-Thomas est fixé en 1856. Entre 1864 et 1867, plusieurs expropriations permettent l'élargissement et la rectification de la rue, au niveau de l'angle sud-ouest du lycée. En 1879, les maisons situées aux numéros 5 et 7 sont acquises par la municipalité pour être détruites[41].

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32.Rue Saint-Thomas

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 886.0004.3, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148455

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33.Rue ancienne (rue Saint-Thomas)

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3296, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo188156

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34.Angle des rues Saint-Thomas et du lycée

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 886.0004.4, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148456

Des travaux au lycée sont programmés depuis 1858[42], le Ministre de l’instruction publique avait même menacé la municipalité d’Ange de Léon de le fermer si le parti de le rebâtir n’était pas pris[43]. Le 12 août 1879, la municipalité décide la réfection de la cour des petits. Le projet d’achèvement et d’agrandissement du lycée est voté en novembre 1879[44].

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35.Vieilles maisons, rue Toullier

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.4577, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153905

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36.Anciennes maisons de la rue du lycée

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3234, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153913

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37.Les tours et le pont de Porte-Blanche en 1790

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.1153, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo114156

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38.Lycée cour des classes

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.2858, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153914

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39.Lycée ancienne cour des jeux

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 883.0016.1, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo114163

Busnel réalise deux dessins dans le quartier Saint-Cyr qui connaît d’importantes modifications dès 1871 à cause de l´ouverture du boulevard de l´Ouest et du projet d´assainissement[45] qui repose sur la construction d´un deuxième canal de dérivation, visible sur le plan de Rennes daté de 1880[46], ainsi que sur l´ouverture de la rue Papu conçue pour relier le faubourg de Brest à la ruelle Saint-Cyr.

Busnel Cyr

Détail du plan de Rennes publié par Oberthür en 1877, conservé aux Archives de Rennes 1Fi82

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40.Maison 11 ruelle Saint-Cyr, esquisse originale

Bibliothèque de Rennes Métropole Les Champs-Libres, Cote : Ms 1327, 26 septembre 1900.

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41.Maison 11 ruelle Saint-Cyr

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3260, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153873

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42.Rennes pont sur l’Ille

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.3297, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153172

Il s’agit d’un des ponts de pierre qui permettait de franchir l’un des bras de la rivière d’Ille à l’île Mathibus, située entre la rue de Brest et son faubourg. Le premier pont s’appelait le pont du Bourg l’Évêque et avait trois arches, le deuxième connu sous le nom de pont de la Perrière en avait quatre. Quand Paul Banéat (Rennes, 5 octobre 1856 – 22 mai 1942) publie en 1911 Le Vieux Rennes, les deux ponts ont été remplacés par des ponts métalliques[47].

L’hôtel de ville est un des rares monuments rennais dessiné par Busnel en 1879. Difficile de dire si ce dessin est directement lié à la programmation de travaux ou à un événement spécial. À noter que le 10 mars 1879, le conseil municipal avait décidé de reconstruire le couronnement des têtes de cheminées et que le 26 novembre 1879, il relançait l’idée d’orner par une statue la niche centrale.

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43.Hôtel de ville

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 880.0014.1, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo218474

Pour la Géographie pittoresque du département d'Ille-et-Vilaine d’Adolphe Orain publiée en 1882, outre les nouvelles versions des maisons localisées près du Pont Saint-Martin et rue Saint-Guillaume, Busnel dessine le bénitier de la chapelle Saint-Yves qui faisait partie de l’ancien Hôtel-Dieu et qui a été conservée suite à un vœu émis en 1858 par les membres de la Société d’archéologie d’Ille-et-Vilaine[48]. Il crée également une vue de la porte Mordelaise, une scène de genre avec des porteurs d’eau, une vue d’une partie de la caserne Saint-Georges et de la grande allée du Thabor. Pour illustrer les alentours de Rennes, il dessine le chêne dit d’Henri IV, le manoir de la Motte au chancelier, les châteaux de Maurepas et de Coëtlogon.

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44.Bénitier de la chapelle Saint-Yves

Collections du Musée de Bretagne, 2/2 permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148717

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45.Porte Mordelaise

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.2837, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo154250

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Porteurs d'eau à Rennes

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.3548, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo201962

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Caserne Saint-Georges

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.4005, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo154261

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Grande allée du Thabor

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 939.0028.457, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo188110

Busnel devient membre de la société archéologique en 1881. En 1883, il illustre l’Inventaire des monuments mégalithiques du département d'Ille-et-Vilaine de Pierre Bézier (Cordemais, 5 février 1849- ?)[50]. Il obtient de plus en plus de commandes qui dépassent le cadre géographique du département d’Ille-et-Vilaine. En 1886, ses dessins sont utilisés dans plusieurs publications à caractère à la fois historiques et touristiques[51]. Que ce soit de la part de Decombe, Orain, ou René Kerviler (Vannes, 13 novembre 1842 – Lorient, 12 mai 1907)[52], Busnel reçoit des compliments sur la qualité de son travail, son habilité et sa minutie, surtout pour illustrer des études d’architecture. Dans le Glaneur Breton d’avril 1891, Kerviler écrit : « Qu'on me pardonne si, au début de cet article, j'emploie en trop grande quantité ces affreux pronoms je et me qu'on a tant reprochés jadis aux apologies d'Emile Olivier et depuis aux factums d'un encombrant général sorti de la bonne ville de Rennes. C'est que je suis obligé de demander la parole pour un fait personnel, et d'avouer, en toute sincérité, que je cherchais depuis longtemps l'occasion de payer à M. Busnel une dette importante : or cette occasion se présente aujourd'hui d'elle même à propos de la magnifique publication du Guionvac'h de Louis Dufilhol faite par la Société des Bibliophiles Bretons et de l'Histoire de Bretagne.

La dette, la voici :

En 1881, j’avais entrepris dans feue la Bretagne Artistique, de regrettée mémoire, une série d'études sur quelques chapitres ignorés ou peu connus de l'histoire de l'architecture en Bretagne ; et je commençai par une monographie des chaires extérieures, curieux petits monuments, de formes très diverses, qu'on rencontre épars à tous les vents de notre province, car il n'est pas un seul de nos cinq départements qui n'en possède ou n'en ait possédé au moins un. Je comptais continuer par les cloîtres, les fontaines, les calvaires. La mort prématurée de la Bretagne Artistique vint couper court à ces projets, et les chaires extérieures furent seules publiées. Je ne vois pas trop, me direz-vous, en quoi cela peut intéresser M. Busnel. - Patience ! Il va faire son apparition. Pour que ces études architecturales ne fussent point trop monotones et présentassent quelque attrait, il était nécessaire de les illustrer par des croquis exacts en même temps que pittoresques, qui missent le lecteur en mesure de se rendre compte de la physionomie artistique de ces monuments. Ceux que j'avais pris moi-même dans mes pérégrinations ne me satisfaisant point, je cherchai un dessinateur habile et consciencieux, capable de me les procurer ; et M. de la Borderie me signala M. Busnel dont j'avais déjà remarqué les spirituelles illustrations vitréennes dans les premières livraisons de la Bretagne Artistique. Je suis profondément reconnaissant au président de la Société des Bibliophiles Bretons de m'avoir donné cette indication, car au lieu d'une vulgaire mise au point de mes croquis, je reçus, avec une véritable stupéfaction, de véritables dessins originaux relevés avec soin dans les endroits les plus obscurs de nos départements et tous accompagnés de personnages en costume local d'une exactitude de détails et d'une vérité d'attitudes extraordinaires. Il y avait même dans quelques uns d'entre eux, dans celui de la chaire de Keriner en Poullan, par exemple, une telle science de composition (un bas-breton fatigué, couché au pied du monument qui surmonte la croix), un tel sentiment de morbidezza spéciale (voyez le pin du premier plan et l'horizon de lande qui forment le paysage), que j'en fus pénétré d'une émotion profonde ; et j'ai écrit quelque part que M. Busnel avait créé là d'un seul jet la caractéristique de la Bretagne.

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Les chaires extérieures en Bretagne, Keriner en Poullan

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.8033, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo198873

Ce qui distingue en effet M. Busnel de ses devanciers, c'est la précision du détail architectural qui révèle la profession de dessinateur attaché à une compagnie de travaux publics ; l'exactitude absolue du costume local, qui indique le touriste consciencieux dont l'œil saisit les moindres nuances d'attitude ; - et surtout ce sentiment général de composition qui n'appartient qu'à un Breton fortement pénétré de la poésie de sa race. Avant lui, Perrin de Rostrenen, dans la Galerie Bretonne et Penguilly l'Haridon dans la Bretagne ancienne et moderne de Pitre Chevalier, avaient dessiné une foule de paysans bretons dans une foule d'attitudes: mais l'un et l'autre avec une monotonie véritablement désespérante. Perrin a beau varier les gestes de ses personnages dans les innombrables tableaux de sa Galerie, c'est toujours le même paysan de Quimper: il n'en connait pas d'autres. Penguilly l'Haridon était de Rosporden et il semble qu'il n'ait jamais vu de Léonais ni de Cancalaise. Si quelques planches bariolées et hors texte ne nous donnaient, dans l'Histoire de Pitre Chevalier, quelques costumes d'opéra comique pris ça et là, on pourrait croire que la Bretagne, pour ces artistes, s'arrête à la Basse Cornouaille. Tout autrement opère M. Busnel, qui a réussi à allier l'unité Bretonne avec la variété des physionomies diverses. Toutes les fois qu'il place un personnage ou une scène à côté d'un monument, il n'est pas besoin d'écrire au dessous une longue légende : on reconnait à première vue de quelle région il provient : jamais il ne confondra les rudes figures et les étranges bigoudènes du pays de Pont-l'Abbé, avec les élégants profils encadrés dans les élégantes collerettes de Fouesnant, ni avec les sévères physionomies du Léonais, ni avec les mâles visages diadèmés du bourg de Batz, ni avec les piquants minois de Dinard et de Cancale : mais, quel que soit le sujet, pris sur le vif, on y reconnaîtra toujours un sujet breton.

Peu après la publication des Chaires extérieures, il s'agissait d'illustrer les Lettres nouvelles de Desforges Maillard pour la Société des Bibliophiles Bretons ; j'envoyai à M. Busnel un croquis du manoir de Bredérac, près Guérande, où jadis la prétendue dixième muse, Mlle Malcrais de la Vigne, avait écrit plusieurs de ses poésies : il nous le renvoya avec un saulnier tellement bien campé que personne ne pouvait s'y méprendre. J'insiste sur ce point, parce que c'est là le trait particulier du talent de M. Busnel et parce que je ne connais aucun artiste qui l'ait jamais fait valoir au même degré. M. Busnel dessine en général à la plume et parfois il grave à l'eau-forte, c'est-à-dire qu'il a de la vigueur et de la netteté. Il s'est attaqué, du reste, à de grandes compositions qui ont été éditées par M. Caillière et dont je veux dire quelques mots. Ce sont en particulier : Avant vespres à Rosnoën ; Le pardon du Pennety en Persquen ; Le Calvaire de St-Thégonnec ; L'inauguration du monument de dom Lobineau à St-Jacut ; Les adieux du missionnaire ; Loin du Pays, etc.

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Saint-Thégonnec calvaire de Luzec

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2016.0000.7470, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo114164

Kerviler publie cette image dans son article du Glaneur Breton, p. 134.

Nous reproduisons ici, comme type, le Calvaire de Saint-Thégonnec ; je ne parlerai pas des détails d'architecture, exacts comme de la photographie et bien groupés par contrastes ; mais voyez comme cela est émaillé de scènes vivantes et caractéristiques. Ces deux Léonais qui s'en vont devisant, l'un les bras croisés, l'autre les mains dans sa ceinture, ne les avez-vous pas maintes fois rencontrés de Morlaix à Landerneau ? Et ce groupe de femmes à gauche, et le curé posant la main sur la tête de l'enfant, et l'homme qui enjambe l'échalier du cimetière. tout cela est d'une vie intense et en même temps d'une mélancolie particulière : une collection de vues pareilles, prises dans chacun des cantons de nos cinq départements, ferait mieux connaître la Bretagne que toutes les descriptions.

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Le pardon du Pennety

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2014.0000.344, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo140285

Et le Pardon du Pennety avec tous ces gars en veste de laine blanche, les jeunes en pantalons rayés, les vieux en culotte serrée à la mode de Gourin, les uns causant, les autres buvant dans l'heureux désordre de ces sortes d'assemblées; voilà des gens autrement naturels que ceux de l'archaïque Perrin ! L'auteur a vu, bien vu, et ce qui m'étonne, c'est qu'il ait pu tout voir et bien voir, en tant d'endroits différents.

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Le Missionnaire les adieux

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 883.0015.2, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo115358

La grande scène du Départ du missionnaire est fort attendrissante et bien composée. La route est largement ouverte entre la ferme à gauche et le calvaire à droite. Le missionnaire, jeune et l'œil inspiré, va partir et adresse à ses parents le dernier adieu. Peut-être ne reviendra-t-il point et ne se reverra-t-on qu'au ciel ! La mère essuie ses larmes en arrière : mais le père, solide paysan, serre énergiquement la main de son fils, pendant que le jeune frère a l'air d'envier le sort de l'aîné. Les personnages sont peut-être un peu grands pour la scène : mais cela est vigoureusement senti, bien au point : un vrai tableau de genre.

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Loin du pays

Collections du Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2018.0000.2923, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo296927

J'aime moins la composition Loin dit pays, qui représente un étudiant breton accoudé sur une chaise dans sa mansarde et voyant en rêve toute sa famille qui pense à lui ; le groupement des personnages est monotone et cette pièce dont l'intention est excellente ne produit pas l'impression pénétrante de celle qui précède. Mais j'ai hâte d'arriver au Guionvac'h. Il s'agit d'une nouvelle très remarquable, éclose il y a cinquante ans, en plein mouvement romantique, et due à un ancien recteur de l'académie de Rennes, M. Dufilhol, qui la publia sous le pseudonyme de Kérardven. Cela se passe dans le Morbihan aux environs de Guidel et l'auteur a tiré un admirable parti des mœurs et coutumes bretonnes qu'il a encadrées dans son récit. Cet ouvrage parut, à. l'origine, sans aucune illustration : mais la Société des bibliophiles bretons voulant en donner une édition de luxe, il fallut trouver un dessinateur qui fut assez pénétré du sentiment breton pour bien entrer dans la pensée d'un auteur qui n'était plus là pour la préciser. M. Busnel a parfaitement rempli ce programme et si son frontispice est un peu confus et chargé, en revanche, il y a dans le texte un grand nombre de croquis pleins de verve et de vérité qui peuvent rivaliser avec ses meilleurs. Je citerai spécialement la martiale figure de Guionvac'h, p. 47 ;

47

Dufilhol (L.-A.), Guionvac'h, chronique bretonne, Nantes, Société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne, 1890, p.47.

Marivonic au rouet, p. 5 ;

5

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Dufilhol (L.-A.), Guionvac'h, chronique bretonne, Nantes, Société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne, 1890, p.5.

Cette scène est directement inspirée de la fileuse de Plouay, eau-forte conservée au Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 939.0028.690, permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo203808

Le départ de la noce, p. 181 ;

181

Dufilhol (L.-A.), Guionvac'h, chronique bretonne, Nantes, Société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne, 1890, p.181.

Les contrebandiers, p. 33 ;

33

Dufilhol (L.-A.), Guionvac'h, chronique bretonne, Nantes, Société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne, 1890, p.33.

L'enfant prodigue, p. 145… mais il me faudrait en donner la liste presque complète.

145

Dufilhol (L.-A.), Guionvac'h, chronique bretonne, Nantes, Société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne, 1890, p.145.

En résumé, M. Busnel est de tous nos dessinateurs actuels, celui qui comprend le mieux la Bretagne et qui peut, à un moment quelconque, réaliser le programme le plus vaste de l'illustration d'un ouvrage breton. Ce n'est pas qu'il n'y ait parfois quelques ombres au tableau : et je dois à cet éloge joindre une critique consciencieuse. Tous les dessins de M. Busnel ne se valent pas, et il devrait parfois en sacrifier quelques-uns qui présentent de la lourdeur ou du lâché : mais comme il y en a beaucoup de parfaits à côté, ce n'est là qu'une affaire de choix et M. Busnel a le goût trop délicat pour ne pas y procéder, le cas échéant, avec la plus grande attention. Je salue donc, en lui, l'illustrateur breton par excellence, et je souhaite qu'il rencontre bientôt une nouvelle occasion d'exercer son talent, à la plus grande gloire de la Bretagne »[53].

En 1888, Busnel ne vit plus sur Rennes mais à Brest à cause de son travail à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest. Après Guionvac'h, il réitère sa coopération avec la société des bibliophiles bretons[54] pour les Contes et légendes de Basse-Bretagne[55]. Jusqu’en 1910, il illustre quelques livres pour Hyacinthe Caillère ou l’éditeur Prud’homme de Saint-Brieuc[56].

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Dessins intitulés « Monsieur l’éditeur », Bibliothèque de Rennes - Les Champs Libres, Cote : Ms 1327

Entre 1899 et 1900, Busnel revient vivre sur Rennes, 1 rue de Montfort. Retraité, en 1904, il déménage à Saint-Briac et en 1905, il ne réitère pas son adhésion à la Société archéologique d’Ille-et-Vilaine. Au moment de son décès, il est domicilié 53 rue Ville Pépin à Saint-Servan. Après sa mort, ses dessins conservés au Musée sont utilisés dans diverses publications, dont la deuxième et la troisième éditions du Vieux Rennes de Paul Banéat[57]. Comme Lucien Decombe, Banéat s’est efforcé de « sauver de l’oubli les rues et les monuments disparus et de relever les rares vestiges qui subsistent encore »[58] en rassemblant le plus de documents possible. Le travail de Busnel dans des rues transformées et des quartiers percés, lui a été particulièrement utile pour faire ses descriptions et illustrer son texte. En 1923, Henri Bourde de La Rogerie (Ernée, 8 avril 1873-Rennes, 31 janvier 1949) propose aux membres de la société d’archéologie d’Ille-et-Vilaine d’utiliser l’iconographie de ce livre pour éditer une série de cartes postales[59]. Il est inspiré des premiers exemplaires d’une série de cartes postales qui donnent des vues rétrospectives de Fougères éditées par le Syndicat d’Initiative et la Société d’Archéologie de Fougères, ainsi que de la collection de cartes-postales sur Saint-Malo, éditée par Maurice Guérin (Rennes, 13 octobre 1891 – Saint-Malo, 13 juillet 1960)[60], titrée « Le Vieux Saint-Malo historique ». Ces cartes-postales reproduisent des estampes, des dessins et des photographies anciennes.

FOUGERES 1

FOUGERES 2

SAINTMALO1

SAINTMALO2

L’idée de Bourde de la Rogerie ne connaît pas immédiatement de réalisation. En 1928, le Colonel Lasne-Rochelle[61], membre de la Société photographique de Rennes, crée une série artistique de cartes-postales « vues du vieux Rennes »[62]. Mais c’est en 1934 que le photographe Henri Laurent (Port-Louis, 11 mai 1960 – 16 mars 1961) édite aux éditions Laurent-Nel une série de cartes sur « Le Vieux Rennes » dans l’esprit de celles de Fougères et de Saint-Malo, avec les clichés pris par Auguste Le Couturier (Lisieux, 13 août 1853 – Rennes, 18 juillet 1938) pour Le Vieux Rennes de Banéat, parmi lesquels ceux de quelques dessins de Théophile Busnel. Comme le signale l’article « Rennes autrefois » paru dans le journal Ouest-Éclair du 12 septembre 1934, « nos concitoyens font bon accueil à tout ce qui leur rappelle le passé de notre ville »[63]. En 1945, Pierre Mesny (Bains-sur-Ouest, 8 octobre 1908 – Antibes, 3 février 1993)[64], qui succède à Henri Laurent et à son épouse Jeanne Nel (Rennes, 24 juillet 1882 – Port-Louis, 16 mars 1961), continue à éditer la série sur le Vieux Rennes.

Théophile Busnel a eu une intense activité d’illustrateur d’articles et de livres parallèlement à sa carrière au sein de l’administration des chemins de fer de l’Ouest. Aujourd’hui considéré comme un artiste amateur autodidacte[65], son œuvre est malheureusement trop souvent résumée à une description pittoresque de la Bretagne rurale de la fin du 19ème siècle où se mêlent architectures, costumes bretons et catholicisme. Busnel a, en fait, eu un rôle important auprès des érudits des sociétés savantes de Bretagne. Homme méticuleux et très apprécié de ses contemporains, ses dessins constituent, au même titre que les premières photographies d’archéologie, des preuves précieuses de l’évolution de la ville de Rennes et de bien d’autres territoires urbain de Bretagne.


[1] Chmura (S.), « Iconologie de la collection Richier conservée au Musée de Bretagne à Rennes », in Images, représentations et patrimoine de Rennes, décembre 2018, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr patrimoine2rennes.monsite-orange.fr/page-5c14f59924be5.html

[2] Chmura (S.), « Les premières photographies d’archéologie de Rennes », in Images, représentations et patrimoine de Rennes,janvier 2018, patrimoine2rennes.monsite-orange.fr/page-5a53973a9dced.html

[3] « Théophile Busnel, un artiste breton méconnu », Mille feuilles de Bretagne, 6 janvier 2018, https://millefeuillesdebretagnesite.wordpress.com/2018/01/06/theophile-busnel-un-artiste-breton-meconnu/

[4] Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, 1870, p. LXXXIII.

[5]Ludovic Hamon devient par la suite directeur du Courrier Breton.

[6]Adolphe Toulmouche exerce comme médecin à Rennes dès 1820. Il se fait connaître comme un observateur émérite notamment dans les domaines de l'hygiène publique et de la médecine légale. Il écrit de nombreux articles dans les annales d'hygiène publique et de médecine légale. Outre des ouvrages de médecine comme son « Mémoire sur l'emploi du chlore dans la bronchite aigüe et chronique » (1838) – ses « Recherches sur l'hygiène et la mortalité de la ville de Rennes » (1849), il s’intéressa à la géographie et à l’histoire locale d’où l’« Essai d'une description géologique et minéralogique du département d'Ille-et-Vilaine » (1835) et son « Histoire archéologique de l'époque gallo-romaine de la ville de Rennes » (1846), qui a longtemps fait référence.

[7] Sigismond Jean Pélage Ropartz était avocat à la Cour de Rennes. Il est le Président de la société d’archéologie d’Ille-et-Vilaine en 1870.

[8] Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, 1875, p.315.

[9] Membre de la Société archéologique d’Ille-et-Vilaine depuis 1866.

[10] Le premier mémoire publié par Lucien Decombe dans les bulletins de la société archéologique d’Ille-et-Vilaine a pour thème « Deux fêtes à Rennes en 1744 », in BMSAIV, t. XI, 1876, p. 231-255.

[11] Ce fac-similé montre que Théophile Busnel qui dessinait avant tout à la plume et parfois gravait à l’eau-forte, maîtrisait les techniques de l’aquarelle. Certaines de ces aquarelles sont conservées dans un album de 192 dessins originaux consultable à la Bibliothèque de Rennes Métropole – Les Champs-Libres et en ligne http://www.tablettes-rennaises.fr/app/photopro.sk/rennes/doclist?fpsearch=busnel&fuse_thesaurus=true#sessionhistory-Zzauo894

[12] Séance du 14 novembre 1882, in BMSAIV, 1883, t. XVI, p. XXXIV.

[13] Decombe (L.), « Essai de catalogue des œuvres de Huguet », « Un artiste rennais du XVIIIe siècle Jean-François Huguet (1679-1749) », in BMSAIV, 1903, t. XXXII, p. 163-225. Les notes manuscrites de Decombe sur le sujet sont conservées au Musée des Beaux-Arts de Rennes.

[14] Voir à ce propos l’essai de catalogue de Decombe p. 182.

[15] Voir à ce propos l’essai de catalogue de Decombe p. 188.

[16] Biographie du Comité des travaux historiques et scientifiques : « Paul de La Bigne-Villeneuve (1813-1899), avocat, fut membre de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine. C'est un "Rennais qui s'est voué à l'histoire de sa ville. Membre de la société rennaise de Saint-Vincent-de-Paul en 1837, l'un des fondateurs du Journal de Rennes; c'est l'un des piliers de la Société et du bretonisme. Il est issu d'une famille de Louvigné-du-Désert, dynastie de médecins et d'avocats, et a passé sa licence de droit à Rennes en 1833. Toute son oeuvre porte sur la ville de Rennes et prend place dans les publications de la SAIV. Cette œuvre. est couronnée par la publication en 1873 du cartulaire de l'abbaye Saint-Georges de Rennes, monastère de bénédictines fondé au début du XIe siècle, et qui occupe une grande partie des mémoires du tome IX (1875).Il fut trésorier de la classe d'archéologie de l'Association bretonne lors de sa création en 1855. Il était l'oncle par alliance d'Arthur de la Borderie qui avait épousé une demoiselle de La Bigne-Villeneuve. ».

[17] Decombe (L.), Excursion à Saint-Briac, l’alignement mégalithique de la Croix-des-Marins, Rennes, imp. Catel, 1879, 14 p.

[18] Membre fondateur de la société archéologique, imprimeur et ancien bibliothécaire de la ville de Rennes.

[19] La chapelle Notre-Dame de la Cité se trouvait à l’angle sud-ouest de l’hôtel de Pinieuc. D’après Paul Banéat (Rennes, 5 octobre 1856 – 22 mai 1942) dans Le Vieux Rennes, Rennes, Librairie Générale J. Plihon et L. Hommay, 1926, p. 352, cette chapelle passait pour le plus ancien édifice religeiux de Rennes et la tradition en fait la première cathédrale de la ville.

[20] Séance du 11 mars 1879, BMSAIV, 1880, t. XIV, p. IV.

[21] Séance du 11 mars 1879, BMSAIV, 1880, t. XIV, p. V.

[22] François Marie (Granville, 29 juillet 1826 – Laval, après 1901), photographe 21 rue Belair à Rennes.

[23] Séance du 8 avril 1879, BMSAIV, 1880, t. XIV, p. VI.

[24] Séance du 8 avril 1879, BMSAIV, 1880, t. XIV, p. VI.

[25] Séance du 13 mai 1879, BMSAIV, 1880, t. XIV, p. IX.

[26] BMSAIV, t. XIV, 1880, p. IV.

[27] Delouche (D.), « Les expositions d’art à Rennes au 19ème siècle », in Arts de l’Ouest études et documents, 1982/1-2, p. 88.

[28] Archives de Rennes : 1D55 Délibération du conseil municipal du 14 mars 1877. La galerie occupait trois mansardes située au second étage du Musée. La première mansarde était dédiée au département d’Ille-et-Vilaine, la seconde les départements des Côtes-du-Nord et du Morbihan, la troisième au Finistère et à la Loire-Inférieure.

[29] Archives de Rennes : 1D57 délibération du conseil municipal du 26 novembre 1879. 1D58 démolition des maisons 4, 8 et 10 rue Sainte-Anne, 23, 24, 25, 24bis, 24D place Sainte-Anne, 15 rue d’Antrain, délibération du 30 juin 1880.

[30] Archives de Rennes 1D58 alignement ruelle Saint-Martin, délibération du 11 mai 1880.

[31] Le photographe et ingénieur des arts et manufactures Albert Fernique, membre de la société française de photographie depuis 1879, était un spécialiste de la photolithographie et de la photogravure. Il dirigeait une importante maison de gravure par les procédés photographiques, dit clichage, 31 rue de Fleurus à Paris. Son fils, Louis Fernique (Paris, 14 novembre 1870 – 14 décembre 1924), également photograveur, lui succède en 1894.

[32] Orain (A.), Géographie pittoresque du département d'Ille-et-Vilaine - Histoire et Curiosités des 357 communes - Personnages célèbres, Littérateurs, Poètes, Artistes, etc. - Agriculture, Commerce, Industrie, Rennes, Imprimerie Alph. le Roy fils, 1882. Préface par A. Vétault, illustrations d'après Théophile Busnel, Henri Saintin, Tancrède Abraham, Albert Philippon, Édouard Vaumort et H. Arondel, 13 planches et cartes hors-texte, une grande carte dépliante.

[33] Chmura (S.), « Iconologie de la collection Richier conservée au Musée de Bretagne à Rennes », Images, représentations et patrimoine de Rennes, décembre 2018, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr; également dans Musée dévoilé https://musee-devoile.blog/ le blog du Musée de Bretagne, avril 2019.

[34] Séance du 12 février 1901, in BMSAIV, 1902, XXXI, p. X.

[35] Chmura (S.), « Les premières photographies d’archéologie de Rennes », in Images, représentations et patrimoine de Rennes,janvier 2018, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr Également dans le blog des collections du Musée de Bretagne Chmura (S.), « Les premières photographies d’archéologie de Rennes », in Musée dévoilé https://musee-devoile.blog/ le blog du Musée de Bretagne, novembre 2018.

[36] Bigne-Villeneuve (P. de), « Promenade archéologique dans l’ancien Rennes », in Mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, tome VII, 1870, p. 114.

[37] Archives de Rennes 1O12 1808-1914, alignements.

[38] Chmura (S.), « Le Secteur Sauvegardé de la ville de Rennes : l’habitat urbain du Moyen-Âge à la Révolution Images. (Extrait sur le carrefour Jouaust)», in Représentations et patrimoine de Rennes, septembre 2014, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr

[39] Archives de Rennes 1O422 Voirie Carrefour Jouaust. Rapport de l’inspecteur de la voirie 1889, plan et Conseil Municipal du 5 octobre 1892.

[40] Archives de Rennes : AD46 délibération du 6 mars 1861.

[41] Archives de Rennes : 1D57 Délibération du conseil municipal août etnovembre 1879.

[42] Archives de Rennes : AD45, délibération du 10 mai 1858.

[43] Archives de Rennes : AD46, délibération 25 mai 1861.

[44] Archives de Rennes : 1D57.

[45] Voir également, Archives de Rennes : 1D57 Délibération du conseil municipal 17 février 1879.Projet d’étude pour atténuer les inondations.

[46] Archives de Rennes 1Fi84 Plan de Rennes publié par Oberthür en 1880.

[47] Banéat (P.), Le Vieux Rennes, Rennes, Librairie Générale J. Plihon et L. Hommay, 1926, p. 72.

[48] « Extrait des Procès-verbaux (année 1858) », in Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, Extrait des Procès verbaus. – Première livraison (1844-1857), p. 164.

[49] Chmura (S.), « Pauvres pierres ! Les mégalithes bretons en cartes postales », in Cartes-postales de Rennes ou d'ailleurs, juin 2017. http://cartes-postales35.monsite-orange.fr

[50] Bézier (P.), Inventaire des monuments mégalithiques du département d'Ille-et-Vilaine, Rennes, Hyacinthe Caillière, 1883-1886, 360 p., 2 vol.

[51] Du Cleuziou (H.),Bretagne : le pays de Léon, collection La France artistique et pittoresque, Paris, E. Monnier, de Brunhoff et Cie (A. Piaget), 1886-1887, 2 tomes ; Garin de Lamorflan, Saint-Brieuc et ses plages, Paris, Ed. Monnier & Saint-Brieuc, A. Derouard, 1886, 83 p. ; Guildo (J. de), Paramé et ses excursions. Guide du touriste à Paramé, Saint-Malo, Saint-Servan, Dinard, Saint-Enogat, Saint-Lunaire, Dinan, Jersey, Dol, Mont-Saint-Michel, etc, Paris, E. Monnier, 1886, n.p.

[52] René Mathurin Marie Pocard du Cosquer de Kerviler dit René Kerviler. Kerviler (R.), « Théophile Busnel », in Le Glaneur breton : bulletin périodique illustré de bibliographie et d’iconographie bretonne, Rennes, H. Caillère, avril 1891, p. 131-136 ; voir également le Répertoire général de biobibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons, tome 6 BOURG-BROU, Rennes, J. Plihon et L. Hervé, 1886-1908, p. 175-176.

[53] Kerviler (R.), « Théophile Busnel », in Le Glaneur breton : bulletin périodique illustré de bibliographie et d’iconographie bretonne, Rennes, H. Caillère, avril 1891, p. 131-136.

[54] La société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne créée en 1877 par Arthur Le Moyne de La Borderie.

[55] Souvestre (E.), Du Laurens de La Barre (E.), Luzel (F.-M.); Contes et légendes de Basse-Bretagne, Nantes,Société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne, 1891, 198 p.

[56] Fouéré-Macé (Abbé), Daniel (Chanoine), Le prieuré royal de Saint-Magloire de Lehon, Rennes, Caillère, 1892, 417 p. ; Le Picaut (L.), "Entre deux cidres", conte du pays de Vannes, Rennes, Hyacinthe Caillière éditeur, 1900, 28 p. ;Le Prat (C.-M.), Marvailhou ar Vretoned, Saint-Brieuc, Prud’homme, 1907, 152 p. ; Raison du Cleuziou (A.), Lalande de Calan (C. de), Histoire de Bretagne élémentaire, Saint-Brieuc, Prud’homme, 1910, 98 p.

[57] « La première édition de l’ouvrage est un tiré à part du Bulletin de la Société archéologique paru en 1904 chez Plihon, en un volume in-8° de 304 pages avec un plan. La seconde édition illustrée, de format grand in-8°, a été publiée en 1910 chez le même éditeur. La troisième édition, contenant des illustrations différentes, a été donnée par Larcher en 1926 », in Chmura (S.), « Iconologie de la collection Richier conservée au Musée de Bretagne à Rennes », in Images, représentations et patrimoine de Rennes, décembre 2018, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr patrimoine2rennes.monsite-orange.fr/page-5c14f59924be5.html

[58] Banéat (P.), Le Vieux Rennes, Rennes, Librairie Générale J. Plihon et L. Hommay, 1926, p. 7-8.

[59] Séance du 13 mars 1923, in BMSAIV 1924, LI, p. XIX.

[60] Marque « MG », puis « Emgé ».

[61] Adolphe Lasne (Vitré, 26 février 1861 - ?)

[62] Séance du 14 février 1928, BMSAIV, 1928, tome LV, p. XI.

[63] Ouest-Éclair, 12 septembre 1934.

[64] Marque « Loïc ».

[65] Delouche (D.), « Théophile Busnel, catholique et breton. Quelques remarques à propos des dessins de sujet breton d’un carnet conservé à la bibliothèque de Rennes métropole », in Gauthier Aubert (dir.), Mélanges. Hommage offert à Xavier Ferrieu (1952-2005), Rennes, Bibliothèque municipale de Rennes métropole, 2007, p. 64-77.