SOPHIE CHMURA, Le Secteur Sauvegardé de la ville de Rennes : l’habitat urbain du Moyen-Âge à la Révolution

EXTRAIT du mémoire de D.E.A soutenu à l'Université de Rennes 2, Laboratoire histoire et critique des arts, 2003, 3 tomes, suite


Carrefour Jouaust

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L'Hôtel des Quatre-Bœufs

Les origines

Le recoupement des sources écrites permet d’affirmer, qu’entre 1455 et 1461, les premiers propriétaires de la parcelle où sera construite la maison des Quatre-Bœufs étaient à « Robin Cartier, Jan Fevant et leurs femmes » [1]. Ils tenaient « une maison avec une place gaste joignant ensemble a maison des dites Janne Picoul et femme hervé [2] jardin derriere, joignant a la maison precedente, et a la subsequente[…] Item Les d. Cartier fevant et leurs femmes tiennent un jardin un seillon et des rayes de terres joignant d’un costé a la motte nommée Lamotte Chauvin d’autre la maison des d. Cartier fevant, d’un bout a jardin et terre Guill. Maurin et d’autre au pavé de la dite rue comme lon vient de lad. Porte mordelaize au dit bourlevesque » [3]. C’est l’inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le baillage du faubourg l’Evêque [4] qui nous permet de connaître les différents propriétaires des lieux et l’histoire de la «maison et hôtellerie des quatreboeufs» [5] depuis 1539 à 1759. Le 2octobre 1534, Jehan Martin, tuteur, garde et curateur des filles et héritières de Raoullet Le Taniroux, fait un aveu pour « une maison et quantité de jardin derriere auquel jardin ya un petit aître de maison en forme d’appentif, le tout contenant de Laize 15 pieds ou environ et de long 100 pieds ou environs, jcelle maison et jardin etant sur et situé près la rüe du four à l’Evêque Joignant d’un côté la maison à Guillaume quatreboeufs et d’autre côté la maison qui autrefois fut à Dom françoise de Fervande, d’un bout le pavé de la Dite rüe il reconnaît devoir 5s de rente » [6]. Le 1er septembre 1565, Raoul Porteu, tuteur de Nicolas et Barbe Porteu, enfants de Pierre et Perrine Quatreboeufs, fait un aveu pour « deux maisons s’entrejoignant et habitantes situees près le Carrefour Jouault, l’une desquelles appartient aux dits Nicolas et Barbe et l’autre aud. Raoul Porteu et les héritiers de feüe perine Poisson sa femme, avec Jardin, Cour et deport derrière, lad. Cour et jardin contenant de longueur 32 pieds ou environ et lad. Maison et Etables 30 pieds et de laize par le ras du pavé 26 pieds ou environ Joignant d’un côté à terre Jehan Chorart, d’autre côté à terre des enfants d’allain Poullain, et d’un bout derrière aux fossés du Boullevard de la porte mordelaise, d’autre bout au pavé dud. Carrefour Jouault. / Plus autre petite maison étant située assés près des précédentes appartenante auxd. Mineurs Contenant de longueur par fonds 20 pieds et de laize par le devant 10 pieds avec le jardin au derrière Contenant de longueur 23 pieds, Joignant d’un côté à maison de Jacques quatreboeufs, d’autre côté à maison et terre des héritiers feu Jacques Couppé et Guillemette jdin Sa femme et d’autre bout le pavé dud ; carrefour Jouauls » [7].

[1] AD 44 : B2188 1454-1461. Rôle rentier du Domaine de Rennes divisé par termes et par rues.

[2] [qui fait le coins a aller deporte mordelaise au pont levesque] AD 44 : B2188 1454-1461. Rôle rentier du Domaine de Rennes divisé par termes et par rues.

[3] AD 44 : B2188 1454-1461. Rôle rentier du Domaine de Rennes divisé par termes et par rues.

[4] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s.

[5] Ibid. Titre du chapitre.

[6] AD 35 : G41Aveu 2 8bre 1534.

[7] AD 35 : G41Aveu 1er 7bre 1565.

La maison des Quatre-Bœufs

C’est dans un contrat de vente, daté 13 mars 1566, passé par Me Guillaume Hede et Barbe Porteu, sa femme, au profit de Jehan Primault et de Marie Poisson, sa femme, qu’apparaît la première mention du nom de «Quatre-Bœufs»: « Une quantité de maison située près le Carrouel et entrée du Bourg l’Evêque nommé le Carrouel Juoauls, appellée la grande maison ou pend l’Enseigne des quatreboeufs » [8]. Comme le signale l’aveu du 1er septembre 1565 et le rappelle l’aveu de Jehan Primault, du 20 août 1568, Barbe Porteu est l’héritière de Pierre et Perrine Quatreboeufs [9]. Le nom de la maison est donc bien lié au nom de ses anciens propriétaires. Apparemment, seule la deuxième maison stipulée en 1565 portera le nom des « Quatre-Bœufs ». En effet, Jehan Primault déclare «une maison sise près le carrouel Jouauls et jardin derrière avec deux loges à pourceaux au bout dud. Jardin joignant d’un côté terre et maison de Jeanne Fenestre, d’autre côté la maison cyaprès […] / Autre maison Située près ledit Carrouel Jouauls appellée La grand Maison ou pend pour Enseigne les quatre Boeufs, comme ladite maison se contient et comporte en long et laize devant et derrière, Estables et appentis avec l’allée Etant au milieu dudit Logis et Buanderie, cour au derrière » [10]. Le 24 août 1611, Jan Bourdaye, époux de Mathurine Primault, héritière de Jehan Primault, ne déclarera plus qu’une seule maison « ou pend pour Enseigne les quatreboeufs située près le Carrouel Jouauls, construite de bois et terrasse Couverte d’ardoises, quantité de jardin au derrière, en laquelle maison il y a cave, deux chambres au-dessus avec cheminées, deux autres chambres hautes avec cheminée, deux chambres sur le derrière, deux Etables et ecurie avec un aître de maison appellé la Buanderie et vue autre petite maison s’entrejoignantes couvertes d’ardoises » [11].

[8] AD 35 : G41Contrat de vente du 13 mars 1566.

[9] AD 35 : G41Aveu 1er 7bre 1565 etaveu du 20 août 1565.

[10] AD 35 : G41Aveu 20 août 1568.

[11] AD 35 : G41Aveu 24 août 1611.

La maison des quatre-Bœufs "BIS"

Le 30 septembre 1617, Charles Richeu et Jeanne Primault passent un contrat de vente au profit de Jean Biet et Raoullette Bodin. L’actestipule que l’objet de la transaction est « l’emplacement et vieille mazière [12] oùétait Cydevant le Logis des quatre Bœufs près le Carrouel Jouauls» [13].

Or, d’après les Minutes des Assises de l’Intendance et Etats de Bretagne tenues à Rennes le 15 novembre 1613, une requête avait été présentée « disant que la Nuit dentre le lundi et mardy un et 2ème de ce mois Le feu aurait pris en le logis ou pendait alors pour enseigne les quatre bœufs près le carrefour Jouauls près la muraille de notre ville […] par la fault d’aucun » [14]. Toujours d’après la même minute, le feu aurait gagné les logis des «Trois-Pigeons » et du « Lion d’Or ». Un don de 3.000 livres fut donné aux propriétaires des trois auberges.

La maison des « Trois-Pigeons » était, nous le rappelons, la première maison qui faisait le coin de la rue du carrefour Jouaust [15]. Le «Lion d’Or» était la troisième maison. [16] Elles étaient mitoyennes avec celle des «Quatre-Bœufs».

Le 30 juillet 1622, Jan Biet et sa femme vendirent à Pierre Arneaudeau et Perrinne Jan « un logis par [eux] fait bâtir et coiffier de neuf […] en la place gâte et vague par eux acquise de Charles Richeu et femme et autres ou cydevant il y avait autre logis ou pend pour enseigne la figure des quatreboeufs brulé et arazé par le feu» [17]. La maison des « Quatre-Bœufs », détruite en 1980, datait donc d’entre 1617 et 1622. Les propriétaires devaient alors 60s Tournois de rente à la Confrérie du Saint-Esprit de Saint-Germain. Cette rente était peut-être due suite à un prêt pour la reconstruction, mais les archives [18] - qui nous sont parvenues -de la Confrérie ne permettent pas de le confirmer.

Le 26 mars 1626, Perrinne Jan rédige l’aveu en tant que «Veuve dud. Arnaudeau» [19]. Le 23 janvier 1649,elle est représentée par Peronnette Nobillet, Veuve d’Etienne Drouet, qui libelle l’acte en son nom [20]. Selon la Réformation du Domaine de 1646 [21], Peronnette Nobillet était la propriétaire et l’hôtesse des lieux. 

Le 27 mai 1673, l’aveu est rédigé par «Me Mathurin Savin Sieur de la Coisraudière et Delle Jeanne Drouet son épouse héritière d’Etienne Drouet et Perronnette Nobillet ses père et mère»[22].

Le 8 juin 1702, Jeanne Drouet, Veuve de Me Mathurin Savin, passe un acte de vente « au profit du Sieur françois huguet architecte et delle Catherine Houdault sa femme» [23]. La famille Huguet était propriétaire d’autres hôtelleries sur Rennes. François Huguet était propriétaire d’une partie de l’hôtel « de Bretagne », actuel numéro 9 de la place Sainte-Anne [24] et Jean-François Huguet habitait l’hôtel de «la Fontaine » ou « de la descente de Normandie » [25], au numéro 14 rue d’Antrain. François et Jean-François Huguet étaient tous les deux architectes rennais. Le premier a participé à la construction de la façade de la Cathédrale [26] et à arbitrer les travaux de l’Eglise Saint-Germain [27]. Il dirigea les travaux de l’Eglise Saint-Sauveur [28] et la construction d’un cabinet dans la Cour de la Psalette aux environs de la rue du Chapitre [29]. Il fut nommé de nombreuses fois comme expert – Eglise des Augustins, ancien Présidial… -. Son fils, Jean-François né et mort à Rennes (29.12.1679-07.07.1747) « a probablement exercé l’essentiel de sa carrière dans cette ville  [30]. Nous lui devons des représentations de l’incendie et de la ville de Rennes en 1720 [31]. Comme son aïeul, il dirigea des chantiers de construction et dressa des plans d’expertises [32]. Le 5 décembre 1748, Mr Huguet doit « rétablir 2 toise ½ » [33] de pavés devant l’hôtellerie, suite au procès-verbal de visite de Daniel Chocat de Grandmaison, inspecteur établi par le Conseil. Ce dernier certifiait « quil est absolument necessaire de contraindre tous les particuliers a retablir ou faire retablir Le pave au devant de leurs maisons, attendu quexepte dans la haute ville et dans la partie incendie ou le pave est passable et nexige que des reparation en recherche Celuy de la Basse Ville et de tous les faubourgs en general est en Etat de ruine et impraticable pour les chevaux et les voitures » [34]. Le 28 janvier 1749, l’aveu pour les « Quatre-Bœufs » est rédigé par «Jan François Huguet» [35]. Le 4 février 1749, « une sentence rendüe en la Juridiction de Régaires de l’Evêché de Rennes […] condamne Sieur François Huguet suivant ses offres depayer à la Seigneurie les 29 années de la rente féodale […] sur la maison des quatreboeufs » [36].

En 1757, «les enfants et héritiers des Sr et De huguet» déclarent au vingtième «l’Auberge des 4. Bœufs affermée 200# plus 6 charetées de fumier non déclarées, estimées par les régisseurs 18. Une petite maison de l’autre côté de la rüe affermé 50.» [37]. Les six « charetées » de fumier étaient fournies par le locataire de l’auberge, Leboul, qui s’était «obligé depaïer les rentes dûes alaconfrerie de l’Esprit, à l’Evêché et de faire la chevauchée, le tout fait sans aucune déduction du prix de la ferme» [38].

Le 8 mai 1759, Henriette Marie Huguet, «fille majeure faisant pour elle et consorts héritiers dud. François Huguet leur père» [39], vend la maison à « Noble Me Barthelemy Jean Marie Pollet avocat à la cour » [40].

Jusqu’à la date de septembre 1763, un certain Jérome Lucas fut « hôte et débitant à l’auberge » [41]. La maison et l’auberge lui étaient affermées [42]

Avant la Révolution et le jour de la Foire du Polieu (28 mars), l’Evêque de Rennes désignait, au cours d’un des cinq plaides généraux, les appropriations à faire dans le ressort de son Régaire. Ce plaide avait lieu sous le porche de l’hôtel des « Quatre-Bœufs » [43]. La Foire du Polieu a existé pendant près de cinq siècles, du 13ème siècle jusqu’à la Révolution [44]. Le champ de Polieu où elle avait lieu existait dès 1037, entre le Mail actuel et le faubourg l’Evêque [45]. Son nom, « Polieu », désigne «l’endroit où les tisseurs de drap et les foulons étendent à sécher les étoffes qu’ils préparent ; cette définition concorde parfaitement avec la situation des lieux, car on sait qu’il existait sur les bords de l’Ille, le long de la rue de Brest, des moulins à Foulons» [46].

Durant l’An X, Melle Victoire-Morandais, habitant Nantes, et Julien-François-Michel Pollet, homme de loi, demeurant à Rennes, se partagent l’ensemble des immeubles du carrefour Jouaust [47]. Il est possible que Julien-François-Michel Pollet soit l’héritier de l’acheteur des « Quatre-Bœufs » en 1749. Mais l’état des recherches ne permet pas d’affirmer dans quelle part l’hôtel se trouvait.

Le 21 mai 1802, Léger Ladévie fit l’achat de la part Pollet [48], et le 16 avril 1805, celui de la part Maillard-Morandais [49].

Le 7 octobre 1836, Marie-Olive-Hyacinthe Ladévie, épouse de Joseph Chapsal, hérite de la maison [50]. Ses enfants la vendirent, en 1876 [51], à Mathurin-Julien Amice. Marie-Louise Amice, épouse de Jean-Marie Cognard, en hérita en 1894 [52]. En 1920, Marie-Rose Cognard et Jean-Marie Joseph Hervé deviennent les nouveaux propriétaires [53]. Ils la vendent en 1923 aux époux Michel-Marie Armand Cormier et Marie-Ange Renaudin [54].En 1944, le bien échut par héritage à Mesdemoiselles Marie et Yvonne Cormier [55].

C’est en février 1963 que la ville de Rennes devient le propriétaire, par acte conclu en l’étude de Maître Métayer à Mordelles [56].

[12] Dictionnaire de l’ancien français : mazière=masière=maisière= débris, décombres d’une maison.

[13] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Contrat de vente du 30 7bre 1617.

[14] AD 35 : C2751 Intendance et Etats de Bretagne, Minutes des Assises tenues à Rennes, 1613.

[15]AD 35 : 2A83 Réformationdu Domaine de Rennes, rentier 1673-1676.

[16] AD 35 : 2A83 Réformationdu Domaine de Rennes, rentier 1673-1676.

[17] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Contrat de vente du 30 juillet 1622.

[18] AD 35 : 2G61-67Confréries de la paroisse Saint-Germain.

[19] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 26 mars 1626.

[20] AD 35 : G41Aveu du 23 janvier 1649.

[21] AD 35 : 2A76 Réformation du Domaine de Rennes 1646.

[22] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 27 may 1673.

[23] AD 35 : G41Aveu du 8 juin 1702.

[24] Fichier Bourde de la Rogerie,minute notariale, non identifiée, datée du 17/05/1684 ; BANEAT (P.), Le vieux Rennes, Rennes, 1911, réimp. Lorisse/Le livre d’histoire, Paris, 1999, p481 d’après les archives de Saint-Melaine.

[25] BANEAT (P.), Le vieux Rennes, Rennes, 1911, réimp. Lorisse/Le livre d’histoire, Paris, 1999, p.41 d’après les archives de Saint-Melaine.

[26] AD 35 : Fichier Bourde de la Rogerie Artistes, artisans, ingénieurs en Bretagne, Bruz, APIB, 1998, non paginé.

[27] AD 35 : 4E 367 Minute de Bretin 12.01.1700. Les deux étages inférieurs de la tour, refait le portail d’entrée et la voûte basse.

[28] AD 35 : 4E 720 Minute de Gohier06.07.1703.

[29] AD 35 : G177Chapitre de Rennes.

[30] LELOUP (D.), « Les premiers travaux de l’architecte Jean-François Huguet après l’incendie de Rennes », in CROIX (A.), LESPAGNOL (A.), PROVOST (G.), Eglise, Education, Lumières…Histoire culturelle de la France (1500-1830) en l’honneur de J. Quéniard, Rennes, PUR, 1999, p.309.

[31] LELOUP (D.), « Les premiers travaux de l’architecte Jean-François Huguet après l’incendie de Rennes », in CROIX (A.), LESPAGNOL (A.), PROVOST (G.), Eglise, Education, Lumières…Histoire culturelle de la France (1500-1830) en l’honneur de J. Quéniard, Rennes, PUR, 1999, p.309-311.

[32] LELOUP (D.), « Les premiers travaux de l’architecte Jean-François Huguet après l’incendie de Rennes », in CROIX (A.), LESPAGNOL (A.), PROVOST (G.), Eglise, Education, Lumières…Histoire culturelle de la France (1500-1830) en l’honneur de J. Quéniard, Rennes, PUR, 1999, p.309-316 et ADIV. : Fichier Bourde de la rogerie.

[33] AMR : DD211Voirie, pavage. XVème- XVIIIème siècle.

[34] AMR : DD211Voirie, pavage. XVème- XVIIIème siècle.

[35] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 28 janvier 1749.

[36] Ibid. Sentence du 4 février 1749.

[37] AD 35 : C4556Paroisse Saint-Etienne, XXe déclarations des biens 1751-1757.

[38] AD 35 : C4556Paroisse Saint-Etienne, XXe déclarations des biens 1751-1757.

[39] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Contrat de vente du 8 may 1759.

[40] Ibid.

[41] AD 35 : 4B4801Juridiction des régaires de l’Evêché. Inventaire après décès du 3 7bre 1763 ; inventaire du 8.10.11 & 12 8bre 1763 de Jérome Lucas à l’auberge des Quatre Bœufs carrefour Jouauls.

[42] AD 35 : 4B4801Juridiction des régaires de l’Evêché. inventaire du 8.10.11 & 12 8bre 1763 de Jérome Lucas à l’auberge des Quatre Bœufs carrefour Jouauls, contrat du 14 8bre 1760 au rapport de Sohier.

[43] GUILLOTIN DE CORSON (A.), Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, Mayenne, éd. Régionale de l’Ouest, vol.1, 1880-1886, rééd. 1997, p.122.

[44] GUILLOTIN DE CORSON (A.), Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, Mayenne, éd. Régionale de l’Ouest, vol.1, 1880-1886, rééd. 1997, p.121.

[45] GUILLOTIN DE CORSON (A.), Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, Mayenne, éd. Régionale de l’Ouest, vol.2, 1880-1886, rééd. 1997, p.585.

[46] BANEAT (P.), Le vieux Rennes, Rennes, 1911, réimp. Lorisse/Le livre d’histoire, Paris, 1999, p.441.

[47] SALLIER-DUPIN, « L’hôtel des Quatre-Bœufs au carrefour Jouaust à Rennes », in BMSAIV, LXXIV, 1964, p.3-10.

[48] AD 35 : 4E1986Acte de vente du 1er prairial An X, Maîtres Duclos et Pocquet, notaires à Rennes.

[49] AD 35 : 4E3333Acte de vente du 26 germinal An XIII, Maîtres Joüon et Lucas, notaires à Rennes.

[50] SALLIER-DUPIN, « L’hôtel des Quatre-Bœufs au carrefour Jouaust à Rennes », in BMSAIV, LXXIV, 1964, p.3-10.Succession, enregistrée à Rennes, datée du 7 octobre 1836, M. Phétu receveur, folio 181, cases 4 à 6.

[51] SALLIER-DUPIN, « L’hôtel des Quatre-Bœufs au carrefour Jouaust à Rennes », in BMSAIV, LXXIV, 1964, p.3-10. Contrat de vente du 20 avril 1876, Maître Guépin, notaire à Rennes.

[52] SALLIER-DUPIN, « L’hôtel des Quatre-Bœufs au carrefour Jouaust à Rennes », in BMSAIV, LXXIV, 1964, p.3-10.Testament du 24 avril 1883, étude Guépin ; cessation d’indivision du 18 juin 1894 chez Maître Duplessix, notaire à Rennes.

[53] SALLIER-DUPIN, « L’hôtel des Quatre-Bœufs au carrefour Jouaust à Rennes », in BMSAIV, LXXIV, 1964, p.3-10.Procès-verbal d’adjudication judiciaire dressé par Maître Raimbeaux, notaire à Rennes, le 12 octobre 1920.

[54] SALLIER-DUPIN, « L’hôtel des Quatre-Bœufs au carrefour Jouaust à Rennes », in BMSAIV, LXXIV, 1964, p.3-10.Contrat de vente du 16 février 1923, étude Raimbeaux.

[55] SALLIER-DUPIN, « L’hôtel des Quatre-Bœufs au carrefour Jouaust à Rennes », in BMSAIV, LXXIV, 1964, p.3-10.Acte de 1944, étude Métayer, notaire à Mordelles.

[56] AMR: 1322W78Opération de rénovation de la place du Bas-des-Lices.

LES TEXTES DESCRIPTIFS DE L’ANCIEN REGIME

La première description dont nous disposons date donc du 30 juillet 1622. L’immeuble consistait «en deux caves, salle Basse au dessus, avec deux chambres hautes au dessus lad. Salle Basse ou il y a cheminée avec deux autres chambres hautes sur le portail à côté des précédentes ou il y a cheminée, le galletas et superfice au dessus avec le portail à côté de la Salle Basse. / Autre logis plus erriere appellé Ecurie, lesd. Logis et caves bâties de mur de pierres, bois et terrasse couverts d’ardoises avec la moitié de la muraille à clore ladite cave du côté vers le logis de guillaume ogis Et aussi autre moitié d’une petite muraille commune etant au derriere du logis desd. Richeu qui fait séparation de la cour du logis cydevant cour et jardin, quelle muraille a de longueur 22 pieds, avec autre muraille commune vers les maisons dud. Ogis» [1].

La description donnée le 8 juin 1702 est beaucoup plus complète et diffère quelque peu. La maison présentait alors « deux caves sous le parembas servant de cuisine l’une et l’autre sous le portail et entrée dud. Logis, celle vers orient contenant de long du midy a septentrion 16 pieds et demy en laize de 16 pieds, Et celle vers occident contenant aussi de midy a Septentrion 17 pieds et demy, en laize de 8 pieds, la salle basse servant de cuisine cartissée de quarreaux de nulle valeur ou il y a cheminée, la remise de Carosses et entrée de lad. Maison, le tout contenant par devant vers septentrion compris moitié de la cloison vers Orient et le tout de celle vers occident 29 pieds en laize de 19 pieds et demy. Deux chambres au 1er Etage sur led. Par Embas et portail à côté l’une de l’autre Thuillées, vitrées avec cheminée gallerie au derrière en l’endroit d’icelles, contenant de laize 3 pieds, une petite avance au coin vers midy et occident au bout d’icelle de 4 pieds, l’enclos demontée et hors la quadrature et gallerie vers midy, Contenant de long de midy a septentrion 17 pieds et demy, en laize 7 pieds et demy deux autres chambres sur les précedentes aussi thuillées et vitrées avec cheminées, pareille gallerie et avance que devant galletas sur lesd. Chambres en partie thuillé avec demie croix et porte poulie vu petit charbonnier proche la montée avec comble au-dessus contenant par une forme 7 pieds et par autre 4 pieds et demy, le logis d’Ecurie près le côté oriental de la cour fait de muraille bois et terrasse, couvert d’ardoise en bas côté fannerie sur icelle Contenant de long de midy a septentrion 47 pieds et demy, en laize des 6 pieds compris la muraille vers orient autre petit corps de logis au midy delad. Ecurie sans separation depareille fermeture et couverture, lebas duquel sert de Buanderie avec cheminée, chambre au-dessus aussi avec cheminée et galletas surycelle Joignant vers Orient la harpe vue espace de cour entre lad. Cuisine et l’Ecurie contenant de long entre icelle 16 pieds et demy et par autre compris la muraille vers Occident 20 pieds, le reste delad. Cour contenant de long 42 pieds ½, en laize 15 pieds dans laquelle cour il y a un siège de latrines et fosse morte » [2].

La description, du 8 mai 1759, apporte elle aussi quelques variations. Le contrat de vente parle de «deux caves sous le par embas servant de cuisine, l’une et l’autre sous le portail et entrée dud. Logis, lad. Salle basse servant de cuisine avec cheminée au derrière delaquelle vers midy est un petit salon et une petite chambre au-dessus les deux avec cheminée et galletail au-dessus servant de charbonnier retranché de l’Ecurie et fannerie cyaprès. Le portail servant de remise de carosse, deux chambres au premier étage sur led. par Embas et portail à côté l’une et l’autre avec cheminée en chacune, une gallerie au derrière, au bout de laquelle vers Occident sont deux petits Cabinets l’un sur l’autre, une petite avance au coin vers midy et orient et bout d’icelle gallerie et avance que devant, un Galletas sur les dites chambres avec demie croix et porte poulie, des latrines aux 1er et 2d Etages Le logis d’Ecurie près le côté oriental de la cour fait de muraille bois et terrasse Couvert d’ardoises en bas côtés, fannerie suricelle aubout de laquelle Ecurie vers midy est un petit corps de logis sans séparation par Embas en laize d'environ 6 pieds sur la même profondeur que l'écurie servant autrefois de Buanderie retranchée parlamasse de Cheminée de pareille structure et couverture, petite chambre au dessus avec cheminée et gallatail suricelle, Joignant la maison de la Harpe appartenante au Sieur acquéreur, vue Espace de Cour entre le premier par Embas, le sallon, les latrines et fosse morte» [3].

Les inventaires après décès, datés de 1763, de l’« hôte et débitant de l’Auberge » [4], Jérome Lucas, précisent l’orientation des pièces. L’exécuteur de l’inventaire, Davy, commence sa visite par l’«embas » qui sert de cuisine, puis va « dans une salle à Lorient et Midy de la précédente Cuisine […]dans une chambre au premier Etage sur ladite salle […] dans une chambre donnant sur la rüe et carrefour […] dans une chambre a coste de la precedente audessus le portal de la ditte auberge des quatreboeufs […] dans un cabinet au bout de la gallerie […] dans une chambre au second Etage au dessus de la precedente […] dans un cabinet au bout de la gallerie […] dans une autre chambre d’orient de la precedente […] dans le grenier audessus de la precedente chambre […] dans l’écurie et le lit d’attache […] dans une chambre donnant sur la place du Bas des Lices et de l’Ecurie […] Dans un entresol de l’ecurie […] dans la cour […] dans le grenier […] dans trois caves» [5].

[1] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Contrat de vente du 30 juillet 1622.

[2] AD 35 : G41Aveu du 8 juin 1702.

[3] AD 35 : G41Contrat de vente du 8 may 1759.

[4] AD 35 : 4B4801Juridiction des régaires de l’Evêché. Inventaire après décès du 3 7bre 1763 ; inventaire du 8.10.11 & 12 8bre 1763 de Jérome Lucas à l’auberge des Quatre Bœufs carrefour Jouauls.

[5] AD 35 : 4B4801Juridiction des régaires de l’Evêché. Inventaire après décès du 3 7bre 1763 ; inventaire du 8.10.11 & 12 8bre 1763 de Jérome Lucas à l’auberge des Quatre Bœufs carrefour Jouauls.

TYPOLOGIE

Grâce aux aveux, contrats de vente et inventaires après décès dressés, précédemment cités [6], nous pouvons connaître l’évolution du plan et de la distribution de l’ensemble des bâtiments qui composaient l’hôtel des « Quatre-Bœufs ». Les plans, dressés à partir de l’étude de la Société d’Aménagement et d’Economie Mixte rennaise de rénovation [7], éclairent cette étude.

PLAN ET DISTRIBUTION

Le corps de bâtiment principal

Le corps de bâtiment sur rue constituait le logis principal.

En 1622 [8], il avait un plan simple d’une pièce, servant de cuisine et de salle d’accueil, au rez-de-chaussée, avec un étage comprenant quatre chambres, le tout surmonté d’un grenier.

Deux des chambres étaient au-dessus d’un porche, à l’ouest, qui donnait accès à la cour et les deux caves se trouvaient en-dessous.

Des travaux de surhaussement ont dû intervenir avant 1702 [9]. Le bâtiment gagne un deuxième étage. Chaque étage avait deux chambres.

En 1763, il y avait trois caves [10].

Au 20ème siècle, chaque étage avait quatre chambres. Les plans montrent que le rez-de-chaussée était devenu commun avec le numéro 11 rue de Juillet.

La distribution verticale et horizontale

La distribution verticale semblait se faire par un escalier hors-œuvre, au sud-est du bâtiment.

L’hypothèse du surhaussement pourrait expliquer le changement de partie de l’escalier. Au rez-de-chaussée et au premier étage, il était sur plan carré, rayonnant sur un poteau central, avec un palier au premier ;alors qu’au deuxième étage il était rampe-sur-rampe.

La distribution horizontale du rez-de-chaussée est assurée par le porche et la cour rectangulaire ; celle des étages par des galeries côté cour.

Du côté ouest, les galeries présentaient deux petits cabinets, l’un sur l’autre et hors-œuvre [11]. Ils avaient été bâtis symétriquement à la cage d’escalier.

ANNEXES ET DEPENDANCES

Le porche

Le porche du bâtiment principal, en plus de son rôle de lien entre la voie publique et la cour, servait de remise à carrosses [12].

Suite au percement, après la première Guerre [13], du mur ouest de la cour pour placer un portail coulissant, le porche aurait dû être supprimé. En fait, sa moitié nord fut utilisée comme garage et sa moitié sud transformée en cuisine [14].

Les dépendances

Au 17ème siècle, les dépendances se composaient d’un charbonnier près de l’escalier et d’écuries comprenant une « fannerie » à l’est de la cour. Une buanderie, avec une chambre et un grenier au sud de la cour, était directement accessible de l’écurie. [15]

Au 18ème siècle, le « charbonnier » et une partie de l’écurie sont remplacés par un bâtiment comprenant au rez-de-chaussée un petit salon, une petite chambre au deuxième niveau et un grenier servant de « charbonnier ». Les écuries étaient surmontées par la « fannerie » et donnaient toujours accès au bâtiment sud de la cour [16]. Ce dernier avait encore la même disposition, mais ne semblait plus servir de buanderie en 1759. [17]

D’après les plans du 20ème siècle, les écuries et le bâtiment sud avaient été transformés en remise. L’étage est avait été divisé en chambres, le sud avait été transformé engrenier. Le bâtiment est avait apparemment un troisième niveau qui servait de grenier.

Les cheminées

Il y avait en tout neuf cheminées [18]. Une dans la salle principale, dans chacune des deux chambres des deux étages, dans le petit salon et la chambre au-dessus, dans la buanderie et la chambre au-dessus. Nous n’avons malheureusement pas de description.

Les latrines

Au début du 18ème siècle, un siège de latrines et une fosse morte étaient dans la cour [19].

En 1759, ils existaient encore. Des latrines avaient été ajoutées, lors des travaux du surhaussement de la maison, aux premier et deuxième étages [20].

MATERIAUX

Les dépendances

Les textes d’Ancien Régime parlent clairement des matériaux de construction des dépendances. Ils étaient « de murailles bois et terrasse Couvert d’ardoises » [21], on peut donc supposer un soubassement de pierre, une élévation en pan-de-bois et une couverture en ardoises.

Le bâtiment principal

Le corps de bâtiment principal semblait être aussi en pan-de-bois. Un procès-verbal de constat, dressé à la requête de la Société Rennaise de Rénovation des îlots insalubres, le 2 octobre 1979, décrit l’immeuble comme « délabré dont la façade sur la rue est en torchis recouvert d’un enduit dégradé lequel laisse apparaître un lattis » [22]. Un permis de construire, daté du 2 juillet 1929, confirme que l’ensemble était en pan-de-bois [23].

L’intérieur

Pour ce qui était de l’intérieur, la salle basse et les chambres avaient des sols de carreaux de terre cuite. Les carreaux du rez-de-chaussée devaient être plus grands que ceux des étages. En effet, la «cuisine [était] cartissée de quarreaux de nulle valeur» [24], alors que les chambres et une partie du grenier étaient « thuillées vitrées » [25]. Le terme « thuillée » désignant sans aucun doute des petites tomettes. Apparemment, les ouvertures des fenêtres étaient toutes vitrées.

CHARPENTES ET TOITURES

Les dépendances

Une photo de l’îlot du carrefour Jouaust, prise de l’ouest et datée de 1976 [26], confirme que les écuries et l’ancienne buanderie étaient couvertes « en bas côté » [27], ou plus explicitement par un toit à un versant.

Le bâtiment principal

Le corps de bâtiment principal avait une toiture qui offrait deux pentes présentant la rive d’égout sur la rue. Les deux ailes, hors-œuvre, des cabinets et de l’escalier, sont couvertes d’un toit à un versant.

FAÇADES ET DÉCORS PORTÉS

Les façades

La création du parking du carrefour Jouaust [28] avait dégagé la façade ouest. En 1923, le propriétaire la fit percer d’une porte et de deux fenêtres [29]. Elle fut couverte d’un essentage en ardoises [30].

La façade sur rue, comme nous l’avons déjà précisé, était enduite au-dessus du rez-de-chaussée. Le premier et le deuxième étages étaient percés de deux fenêtres chacun. Le grenier avait une fenêtre gerbière avec poulie [31]. L’ensemble de la façade est plane.

Les décors

De nombreux textes décrivent la façade du rez-de-chaussée [32]. « A l’est, il y a une petite porte dont le linteau de bois est sculpté d’un écusson en accolade soutenu par deux lions à demi rampants ; deux rangées de panneaux rectangulaires forment trumeau au-dessus. Les pieds-droits sont chargés de deux consoles dont l’une est ornée d’une grande palmette et couronnée d’un chapiteau ionique ; deux masques de lion, tenant chacun un anneau dans leur gueule, occupent les angles supérieurs des panneaux. Au dessus du rez-de-chaussée court une rangée de cinq poutres, sculptées d’enroulements et de coquilles et séparées les unes des autres par des masques de lions semblables aux précédents » [33].

Les lions sont des motifs familiers du bestiaire renaissant [34]. Le chapiteau ionique, les palmettes, coquilles et enroulements végétaux caractérisent aussi ce style ornemental.

Le symbole héraldique de l’écusson n’a jamais été décrit ou explicité. Il a été arasé, mais l’on devine la forme d’un quadripède, avec une queue élevée vers le dos, se dirigeant de la gauche vers la droite[35]. Nous n’avons pas pu déterminer, avec exactitude, quelle famille il pouvait représenter. Nous avons cherché si un des propriétaires avait des armes, mais aucun n’est répertorié dans le nobiliaire ou l’armorial de Bretagne. Certaines recherches ont démontré la fréquence des décors héraldiques en France : « Un blason peint [ou sculpté] sur le mur extérieur d’une petite maison peut signifier aux yeux de tous l’identité d’un propriétaire non résident quel que soit l’occupant premier ou actuel » [36]. Les blasons, accostés de deux lions, placés au-dessus de la porte d’entrée des maisons, sont connus à Rennes : 14 rue Saint-Michel (1598),9 place Sainte-Anne (1594) et 22 rue du Chapitre (environs 1590-1600). Or, ces datations ne correspondent pas avec les dates de reconstruction de la maison [37], à deux décennies près.

[6] AD 35 : G41et 4B4801.

[7] AMR : 1231W24S.A.E.M. rennaise de rénovation. Bas des Lices.

[8] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Contrat de vente du 30 juillet 1622.

[9] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 juin 1702.

[10] AD 35 : 4B4801Juridiction des régaires de l’Evêché. Inventaire après décès du 3 7bre 1763 ; inventaire du 8.10.11 & 12 8bre 1763 de Jérome Lucas à l’auberge des Quatre Bœufs carrefour Jouauls.

[11] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 juin 1702.

[12] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 juin 1702 ; Contrat de vente du 30 juillet 1622.

[13] SALLIER-DUPIN, « L’hôtel des Quatre-Bœufs au carrefour Jouaust à Rennes », in BMSAIV, LXXIV, 1964, p.3-10.

[14] AMR : 122W91Permis de construire.

[15] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Contrat de vente du 30 juillet 1622.

[16] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 juin 1702.

[17] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 may 1759.

[18] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 may 1759.

[19] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 juin 1702.

[20] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 may 1759.

[21] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 juin 1702.

[22] AMR : 1180W9S2R 1979-1980.

[23] AMR : 122W91Permis de construire.

[24] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 juin 1702.

[25] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 juin 1702.

[26] DRAC de Bretagne : Rennes carrefour Jouauls, îlot pris de l’ouest 1976. 76.35.08.X.

[27] AD 35 : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 may 1759.

[28] Non daté.

[29] AMR : 122W91Permis de construire.

[30] DRAC de Bretagne : Rennes carrefour Jouauls, îlot pris de l’ouest 1976. 76.35.08.X.

[31] ADIV : G41Evêché, Inventaire des archives de la Seigneurie des Régaires de l’Evêché de Rennes concernant le Baillage du faubourg l’Evêque, p.193 et s. Aveu du 8 may 1759.

[32] BANEAT, SALLIER-DUPIN…+ AM Rennes : 1180W9 S2R 1979/1980.

[33] BANEAT (P.), Le vieux Rennes, Rennes, 1911, réimp. Lorisse/Le livre d’histoire, Paris, 1999, p.256.

[34] DUHEM (S.), Les sablières sculptées en Bretagne : images, ouvriers du bois et culture paroissiale, Rennes, PUR Collection « Art et Société », 1997, p.183.

[35] Détails visibles seulement sur le linteau.

[36] ESQUIEU (Y.) et PESEZ (J-M.) dir., Cent maisons médiévales en France du XIIème au milieu du XVIème siècle, un corpus et une esquisse, Paris, Editions du CNRS, 1998,p.130.

[37] 1617-1622.

Rez-de-chaussée Sophie CHMURA

Plan du rez-de-chaussée de l'Hôtel des Quatre-Bœufs 3 carrefour Jouaust et du 11 rue de juillet d'après les relevés fait en 1973; échelle 8/1000.

  • dessin 1
  • dessin 3
  • dessin 4
  • dessin 2

Décors portés de la façade des Quatre-Bœufs, relevés et dessinés en 2003 par Sophie Chmura.